Bruxelles, 06/05/2002 (Agence Europe) - La deuxième édition du European Business Summit (EBS), qui se tiendra du 6 au 8 juin à Bruxelles, réunira quelque 1500 dirigeants du monde des affaires et du monde politique ainsi que des représentants de la société civile et des organisations non gouvernementales. Organisée à l'initiative de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) en collaboration avec le patronat européen (Unice), cette deuxième édition "de ce qui est le plus important dialogue entre décideurs politiques et monde des affaires" - comme l'a qualifiée le président de la FEB Tony Vandeputte - aura pour thème central "Entreprise et développement durable dans une Europe élargie". Quelque 150 orateurs exposeront les attentes du monde des affaires face à l'élargissement imminent de l'UE et examineront comment concilier cet élargissement avec le mandat de Lisbonne, à savoir faire de l'Europe l'économie la plus compétitive, la plus novatrice et la plus prospère du monde.
Comme lors de la première édition de juin 2000 (voir EUROPE du 14 juin 2000), cette session bénéficiera du soutien de la Commission européenne avec la participation des Commissaires David Byrne, Günter Verheugen, Erkki Liikanen, Viviane Reding, Philippe Busquin, Mario Monti, Pascal Lamy, Anna Diamantopoulou. Seront également présents le Président de la Banque européenne d'investissement Philippe Maystadt, le vice-président de la Convention européenne Jean-Luc Dehaene, le Président du Conseil européen José Maria Aznar et aussi, pour la première fois, des représentants des pays candidats, dont le Premier ministre roumain Adrian Nastase et le Président polonais Aleksander Kwasniewski.
Présentant à la presse cette deuxième édition d'EBS, son fondateur Didier Malherbe a souligné que l'objectif est d'organiser ce type de sommet tous les deux ans. Il a précisé que depuis le premier sommet de juin 2000, les pays candidats, les institutions et les entreprises européennes seront aussi représentées dans le "Networking Village", "un nouveau concept, véritable plate-forme de dialogue destinée à des réunions informelles, présentations et tables rondes et conférences de presse". Les travaux seront axés sur deux rapports spéciaux consacrés à l'élargissement de l'UE: le premier établi par McKinsey sur les conséquences économiques de l'élargissement de l'UE, le second par l'Unice sur le thème "Assurer le succès de l'élargissement de l'UE".
Selon les consultants de McKinsey Herman de Bode et Pedro de Boeck, l'élargissement de l'UE implique pour certains secteurs du monde des affaires des changements majeurs en termes de libéralisation et de restructuration (c'est le cas de l'acier, des transports, de l'industrie pharmaceutique, des postes, des télécommunications et de l'énergie), mais pas pour d'autres (comme le secteur de la vente au détail, de l'industrie automobile, des banques, de l'alimentation et des boissons) . Le rapport de McKinsey montre notamment que les acteurs des secteurs qui doivent être libéralisés doivent se préparer à une concurrence de plus en plus forte ainsi qu'à des pressions réglementaires.
« Notre message au deuxième European Business Summit sera fort: c'est que l'Unice est un ardent défenseur de l'élargissement », a déclaré le Secrétaire général de l'Unice Philippe de Buck van Overstraeten en présentant la prise de position de l'Unice à la presse. Les Etats membres de l'UE bénéficieront d'une croissance économique supplémentaire et d'un plus grand bien-être social, générés par un Marché intérieur élargi, des échanges plus importants et une augmentation des investissements étrangers directs vers les pays candidats, grâce à un climat d'investissement amélioré", poursuit M. de Buck van Overstraeten. Pour réussir l'élargissement, l'Unice appuie l'approche basée sur la différenciation. "Les pays candidats devraient rejoindre l'UE dès qu'ils sont prêts sur les plans politique, économique et administratif. Si, pour les pays les plus avancés, retarder l'élargissement a un coût, il ne faut pas précipiter l'adhésion des pays qui ne sont pas totalement prêts. Les décisions sur le degré de préparation des pays candidats doivent être évaluées de manière précise, factuelle et transparente. Afin de combler les lacunes actuelles de leurs capacités administratives et judiciaires, les pays candidats doivent accélérer les réformes et tirer parti du plan d'action complémentaire proposé par la Commission. L'Unice en examinera le suivi et appelle les pays candidats à faire des progrès rapides", a commenté M. de Buck van Overstraeten, en estimant que "le Conseil européen de Séville doit fixer une échéance ferme pour l'achèvement des réformes institutionnelles » et que la CIG sur la prochaine révision du Traité doit débuter dès le deuxième semestre 2003".