Bruxelles, 06/05/2002 (Agence Europe) - L'Union et la Nouvelle-Zélande ont tenu à Madrid une réunion ministérielle essentiellement consacrée à l'extension de la coopération à de nouveaux domaines - qui restent à définir, ainsi qu'aux traditionnels échanges de vues sur les "points chauds" de l'actualité internationale. La Troïka, formée par le Commissaire européen Chris Patten, le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Piqué, Président du Conseil de l'UE, et le Haut Représentant de l'Union Javier Solana, se sont ainsi penchés, avec la délégation néo-zélandaise conduite par M. Goff, sur les derniers développements dans le conflit au Proche-Orient, de même qu'en Afghanistan, dans la région Asie-Pacifique et à l'Organisation mondiale du commerce, y compris dans les négociations sur l'Agenda de Doha.
Parmi les sujets de discorde - qui touchent surtout à l'agriculture, - les ministres devaient discuter brièvement de la dernière ligne droite des négociations sur un accord bilatéral dans le domaine vétérinaire (certification sanitaires des viandes néo-zélandaises, progrès déterminants et présentation prochaine d'une proposition au comité vétérinaire permanent des Quinze, etc.) et des négociations sur les vins qui achoppent sur la demande néo-zélandaise d'exporter un vin doux naturel dont le taux d'alcool dépasse les 15% généralement admis dans l'UE.
Pour le restant, les partenaires devaient confirmer le sérieux de leur engagement dans cette relation qui va plutôt bien et exprimer la volonté d'aller plus loin, en étendant le champ de la coopération. Les Néo-Zélandais pensent surtout à la sécurité alimentaire, tandis que les Européens semblent privilégier une intensification du dialogue politique, à l'aide au développement, au multilatéral (à l'OMC, au Cycle de Doha, à la ratification du protocole de Kyoto, etc.). Une coopération plus poussée dans la recherche et le développement scientifique et technologique"pourrait présenter des possibilités commerciales intéressantes", estime-t-on, par ailleurs, à Bruxelles.