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Bulletin Quotidien Europe N° 8121
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/euro/bce

Selon MM. Duisenberg et Rato, l'introduction réussie de l'euro prouve que les Européens sont pour la poursuite des réformes économiques

Bruxelles, 03/01/2002 (Agence Europe) - L'introduction historique des billets et des pièces en euros dans les douze Etats membres de la zone a été couronnée de « succès » et l'enthousiasme avec lequel les citoyens européens ont accueilli la monnaie unique témoigne de leur volonté de poursuivre les réformes économiques, ont déclaré, jeudi à Francfort, le Président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg et le nouveau Président de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin, le ministre espagnol de l'Economie Rodrigo Rato. Lors d'une conférence de presse à laquelle a également participé le Commissaire Pedro Solbes, MM. Duisenberg et Rato ont estimé que cet événement permettra à l'Europe d'entrer dans une « nouvelle ère ».

« L'Eurosystème est fier de sa contribution à cet événement historique », et en particulier du travail accompli depuis trois ans pour mener à bien l'introduction de l'euro, a déclaré Wim Duisenberg. «L'introduction des pièces et des billets en euros témoigne non seulement de l'achèvement de l'Union économique et monétaire mais encore d'un des plus importants pas franchi dans l'histoire de l'intégration européenne », a-t-il poursuivi avant ajouter que, selon son intime conviction, le 1er janvier 2002 allait signifier pour les pays européens et les autres, « le coup d'envoi d'une nouvelle ère en Europe ».

Pour Rodrigo Rato, les principaux défis qui attendent l'UE sont la poursuite des réformes structurelles, y compris l'accroissement du potentiel de croissance et d'emploi (« une plus grande flexibilité des systèmes de taxation et la création d'un véritable marché financier », a-t-il cité comme exemples) et « l'absorption » de nouveaux pays membres. M. Rato a estimé que la transition harmonieuse vers l'euro a pu être assurée grâce au bon niveau de préparation et de coordination des agents économiques et à la manière chaleureuse avec laquelle les citoyens ont adopté la nouvelle monnaie. Et il a souligné que l'euro constituait aussi une victoire politique et sociale, et pas seulement économique.

Pedro Solbes a notamment insisté sur le fait que les détaillants européens avaient réussi l'épreuve de l'introduction des pièces et billets en euros et a rappelé que l'économie européenne devrait commencer à se redresser dès cette année. « Deux jours après l'introduction de l'argent en euros, je puis dire que l'énorme travail a progressé sans à-coups, et même au-delà de nos attentes et de nos espoirs », a-t-il déclaré. M. Solbes a précisé que, depuis jeudi, 96% des distributeurs automatiques de billets délivrent des coupures en euros (soit plus de 197 000 machines), cette proportion atteignant même 100 % dans sept des douze pays (Autriche, Allemagne, Belgique, Grèce, Irlande, Luxembourg et Pays-Bas). Ce chiffre s'élève à 97% en Espagne, 95% en France, 92% en Finlande, 90% au Portugal et 85% en Italie (et peut-être 90% en fin de journée).

« Le retrait des anciennes devises a bien commencé », a ajouté M. Duisenberg, précisant que la circulation des billets nationaux a largement chuté, de 380 milliards d'euros au 1er janvier 2001 à 270 milliards d'euros au 1er janvier 2002.

Quant aux risques d'augmentation des prix liées au passage à l'euro, M. Rato s'est montré plutôt confiant: « Les données dont nous disposons actuellement montrent qu'il n'y a pas eu de hausses des prix significatives depuis les deux dernières semaines de décembre », a-t-il dit avant de demander aux consommateurs de « surveiller les prix maintenant et en toutes circonstances ». « Mais, dans l'immédiat, je n'ai pas de chiffre montrant qu'il y ait eu le moindre changement de politique de la part des commerçants », a-t-il conclu.

Répondant enfin à des questions de journalistes sur les éventuelles tensions entre l'Eurogroupe et la BCE, M. Rato a souligné que tous les ministres s'accordent à dire que la politique monétaire dans la zone euro relevait de la Banque centrale européenne et d'elle seule. Et M. Rato d'ajouter: « les membres de l'Eurogroupe respectent pleinement ces responsabilités et l'indépendance de la BCE » (voir plus loin les déclarations de Pedro Solbes à propos de l'Eurogroupe).

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