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Bulletin Quotidien Europe N° 8119
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/presidence belge

Satisfaction pour la déclaration de Laeken, le mandat d'arrêt européen, le modèle social - Déception pour le brevet, Galileo, les agences et l'asile et l'immigration

Bruxelles, 27/12/2001 (Agence Europe) - Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a dressé jeudi dernier devant la presse un bilan « très positif » de la Présidence belge du Conseil de l'UE qui, malgré le nombre important de priorités déclarées au début de ces six mois, « a pu concrétiser un très grand nombre d'entre elles ou, au moins, pu faire avancer les travaux de manière considérable ». Les attentats du 11 Septembre ont évidemment bousculé profondément les travaux, « et la lutte contre le terrorisme s'est immédiatement imposée comme l'une des plus urgentes priorités, en s'ajoutant aux seize autres » déjà inscrites dans le programme de travail belge, a dit M.Verhofstadt. Les événements tragiques aux Etats-Unis ont finalement abouti à ce que « pour la première fois, il y a eu une politique communautaire dans le troisième pilier » ce qui, selon le Premier ministre belge, « montre une fois de plus qu'il faut des tragédies pour que le politique bouge ». Les différents résultats obtenus dans le domaine de la lutte antiterroriste (plan d'action, renforcement de la coopération judiciaire et policière, définition commune des actes terroristes, mandat d'arrêt européen, etc..) démontrent que sous présidence belge de l'UE, une « véritable politique commune » s'est mise en route dans le troisième pilier, a estimé M.Verhofstadt. La déclaration de Laeken sur l'avenir de l'Europe et la mise en place de la Convention en vue de la prochaine CIG sont une raison particulière de satisfaction pour M. Verhofstadt, qui a constaté qu'elle a lancé un « processus de constitutionalisation irréversible ».

Quant au ministre des affaires étrangères, Louis Michel, il a essentiellement rappelé les résultats sur le plan international, notamment au Moyen-Orientl'UE est devenue à nouveau un partenaire incontournable pour la recherche d'une solution de paix, ce qu'elle n'était pas il y a quelques mois »), la lutte contre le terrorismela coalition internationale contre le terrorisme (…) n'aurait jamais été ce qu'elle est devenue sans le travail de conviction effectué par l'UE, notamment dans le monde arabe et musulman »), dans les relations avec la Russie (qui ont « fondamentalement changé ces derniers mois ») et en Afrique (l'UE n'était pas particulièrement sensibilisée à ces problèmes, alors que l'Afrique fait partie de l'agenda de l'UE »).

Il n'en demeure pas mois que, de l'avis de M.Michel, c'est sur le plan social que la présidence belge a « marqué le plus de points », car, comme l'a aussi souligné le ministre belge des affaires sociales, Frank Vandenbroucke, c'est dans ce domaine qu'elle a pu aboutir à un grand nombre de résultats très concrets touchant directement le citoyen » (modernisation de la sécurité sociale, caractère durable des retraites, qualité du travail et, de manière plus générale, développement du modèle social européen). « La présidence belge a vraiment développé le modèle social européen », a dit M.Verhofstadt.

Malgré le bilan généralement positif, la présidence belge a aussi connu des « déceptions », a reconnu M.Verhofstadt, qui a notamment cité les échecs sur: - l'harmonisation de la politique en matière d'asile et d'immigration. Parmi les quatre projets de directives sur la table, seule la directive relative à la protection temporaire a été approuvée ; - le brevet communautaire, malgré la tentative au Conseil Marché intérieur du 20 décembre (voir EUROPE du 21 décembre, p. 5); - le projet Galileo, qui n'est toujours pas débloqué, « mais nous avons désormais un calendrier qui devrait aboutir au déblocage », a dit M.Verhofstadt. Selon la ministre des transports, Isabelle Durant, il s'agit seulement d'un « retard ». Mme Durant s'est dite optimiste que le dossier va aboutir sous présidence espagnole ; - la répartition des sièges des agences européennes. Le mode de décision sur les sièges - l'unanimité - a prouvé ses limites et il faudrait envisager de le changer, a estimé M.Verhofstadt.

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