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Bulletin Quotidien Europe N° 8108
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/transports

échec des discussions sur Galileo - La Commission veut que la décision soit prise au Conseil européen de Laeken

Bruxelles, 07/12/2001 (Agence Europe) - « Galileo est sur le point de couler à jamais », a averti la Commissaire européenne aux transports, Loyola de Palacio, à l'issue du Conseil Transports de vendredi au cours duquel les Quinze n'ont ni approuvé la création de l'entreprise commune destinée à gérer la poursuite de ce projet européen de navigation et positionnement par satellite à couverture mondiale, ni débloqué les financements nécessaires à la poursuite du projet. Huit Etats membres se sont opposés à ce que le Conseil se prononce ce vendredi même sur la création de l'entreprise commune, alors que la Présidence, la France, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Luxembourg, la Finlande et, bien sûr, la Commission le souhaitaient. La Commission européenne va maintenant demander que le projet soit soumis aux chefs d'Etat et de gouvernement à Laeken. Si, au Sommet, les Etats membres se montrent réticents, la Commission assure qu'elle retirera sa proposition de poursuite du projet. La Présidente en exercice du Conseil, Isabelle Durant, a déclaré qu'elle ne se résignait pas « à ce constat négatif », sans se prononcer clairement sur l'inscription du dossier Galileo au Sommet. Du côté de la Présidence, on soupire en effet en pensant à l'agenda déjà très chargé du Conseil européen de Laeken, mais on estime que, puisque la Commission et plusieurs Etats membres le demandent avec tellement d'insistance, « il faudra bien » inscrire ce point à l'ordre du jour du Sommet.

Tout comme la Commissaire, Isabelle Durant a insisté sur l'importance de lancer rapidement le projet Galileo afin que le système soit opérationnel avant que le système GPS américain se soit entièrement modernisé. La Commissaire a de son côté brandi le spectre d'une Union européenne « contrainte à être un consommateur de produits fournis par un pays tiers avec le GPS ». Mme de Palacio a répété au cours de la journée toute l'importance du projet Galileo. Elle a reconnu, en parlant à la presse, que l'étude de PriceWaterhouse montre que les financements publics devront être plus importants que prévu, mais en insistant sur le fait que l'étude montrait une rentabilité économique forte.

De source britannique, on affirme toujours soutenir le projet mais avoir besoin de plus de temps pour analyser en détail l'étude de PriceWaterhouse, qui montre « un coût plus élevé et des bénéfices beaucoup plus faibles que prévu ». Le Royaume-Uni soulève plus particulièrement trois problèmes: les investissements publics nécessaires plus importants que prévu après le démarrage opérationnel de Galileo, la participation du privé et la viabilité économique. Tout comme les Pays-Bas, l'Autriche, la Suède, le Danemark et l'Allemagne, les Britanniques souhaitent que la décision de poursuivre ou non le projet Galileo soit reportée au mois de mars. La ministre irlandaise a par contre défendu fortement le projet, critiquant ses homologues qui disent être favorables à Galileo, mais refusent d'adopter les décisions nécessaires. Comme Saint Augustin, ils disent « Dieu fait moi bon (…), mais pas tout de suite », a dit Mme O'Rourke.

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