Bruxelles, 07/12/2001 (Agence Europe) - Réunis le 7 décembre sous la présidence d'Antoine Duquesne, les ministres des Affaires intérieures de l'UE ont décidé la mise en application de l'exemption de visa pour les ressortissants roumains à compter du 1er janvier 2002. Cette décision a été approuvée également par le Comité mixte avec l'Islande et la Norvège.
« Les Roumains pourront à présent voyager sans visa dans tout l'espace Schengen. Mais avant que cette décision prise à l'unanimité ne soit réellement concrétisée, il faut qu'elle soit publiée au Journal Officiel des CE. Nous espérons que cette publication ne sera pas retardée », a déclaré - très heureux - le ministre roumain de l'Intérieur Ioan Rus. « Les ministres européens ont pu constater les progrès et les engagements concrets pris par la Roumanie dans sa législation et réglementation, afin de garantir la sécurité des frontières et prévenir l'immigration illégale dans les Etats membres de l'UE. Cette décision est le résultat du travail du gouvernement roumain actuel et nous espérons qu'elle sera un exemple pour l'avenir », a ajouté M. Rus, qui a noté en particulier la levée de la réserve autrichienne sur cette question. Et d'expliquer que ceci fait suite à l'accord signé il y a quelque temps avec son homologue autrichien Ernst Strasser sur la réadmission des apatrides, l'objectif étant en particulier de réduire le trafic d'êtres humains et de veiller aux problèmes d'asile. Le ministre a rappelé que la Roumanie avait déjà de tels accords bilatéraux avec le Royaume-Uni, l'Irlande et le Portugal, et qu'elle envisageait d'en signer à l'avenir avec tous les pays où les Roumains sont présents. « Tout ceci est très important mais pas aussi important que celui de pouvoir circuler librement en Europe », a conclu Ioan Rus.
Dans sa déclaration, le Conseil indique qu'"il accordera une attention particulière aux conséquences pour la sécurité interne et la migration illégale dans les Etats membres", ainsi qu'aux aspects suivants: 1) contrôles aux frontières réalisés lors de l'entrée, du transit et de la sortie ; 2) politique des visas ; 3) documents de voyage et cartes d'identité ; 4) lois et autres dispositions légales sur la nationalité et les apatrides ; 5) réadmission des ressortissants des pays tiers se trouvant en séjour irrégulier dans les Etats membres ; 6) dimension économique et sociale.
"Pour pouvoir sortir de leur pays, les citoyens roumains doivent pouvoir prouver qu'ils disposent d'une assurance-santé, d'un ticket aller-retour et d'une somme d'argent de 100 euros par jour", a encore précisé le Secrétaire d'Etat roumain à l'Intérieur Alexandru Farcas.