Bruxelles, 16/11/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a révélé, jeudi, les résultats jugés encourageants de deux enquêtes faisant le point sur le degré de préparation des PME à l'introduction des billets et des pièces en euro et sur les progrès réalisés au troisième trimestre par les banques, les administrations nationales et les particuliers concernant l'utilisation de l'euro. D'après la dernière enquête « Eurobaromètre » sur les PME et l'euro, réalisée du 27 octobre au 6 novembre, les PME européennes sont désormais 43% à s'estimer prêtes pour le passage final à l'euro alors qu'elles n'étaient que 23% dans cette situation lors de la précédente enquête effectuée en juillet/août. La plupart des PME misent à présent sur un basculement de leurs activités à l'euro au 1er janvier 2002. Les conclusions de l'enquête de la Commission sur l'utilisation de l'euro montrent que celle-ci est globalement en très forte augmentation, notamment en ce qui concerne les comptes bancaires, les paiements nationaux des entreprises et des particuliers, les déclarations de TVA et droits de douane. En moyenne, un peu plus de 80 % des terminaux de paiement électronique gérés par les banques sont déjà prêts pour des opérations en euro.
Les conclusions de l'enquête sur les PME face à l'euro révèlent que 91% des entreprises auront basculé leur système de facturation en euros à la fin de la période transitoire et que 78% d'entre elles seront en mesure d'effectuer toutes leurs opérations en euros le 1er janvier 2002. Les entreprises de taille moyenne sont plus nombreuses à avoir achevé leurs préparatifs puisqu'elles sont 55 % à estimer être déjà prêtes, contre 43% pour l'ensemble des PME. Les PME qui ne sont pas encore prêtes sont généralement occupées à achever leur préparation. Ainsi, elles sont 72% à disposer d'un plan d'action en vue du passage à l'euro, et 39% des PME ont même arrêté un plan d'action détaillé. Quant aux mesures prises à l'intérieur des entreprises, elles traduisent une préparation des PME plus complète qu'auparavant. Ainsi, elles sont 60% à avoir identifié l'impact de l'euro fonction par fonction (49 % lors de l'enquête précédente), 75% à avoir défini les adaptations à apporter aux applications informatiques (66% précédemment), 82% à avoir informé leur personnel (69% précédemment) et 61% à avoir informé leurs partenaires de leurs intentions (46% précédemment). En outre, les PME sont désormais 75% à avoir commencé à établir leurs prix en euros, contre 63% lors de l'enquête de juillet/août dernier. Par ailleurs, le niveau de confiance des chefs d'entreprise s'améliore. Ils sont 94% à avoir confiance dans la capacité de leur entreprise à réussir le passage à l'euro (62% tout à fait confiance, 32% plutôt confiance), ce qui représente un résultat en légère hausse par rapport aux précédentes enquêtes.
Selon les résultats de la note trimestrielle sur l'utilisation de l'euro, l'utilisation de l'euro dans les relations avec les administrations progresse sensiblement, qu'il s'agisse des déclarations de TVA ou des droits de douane. Ainsi, plus de 25% des déclarations douanières sont faites en euro dans cinq Etats participants. Les paiements nationaux des entreprises en euro ont doublé, passant, en volume, de 7,8% à 15,1%. Près de 40% des paiements internationaux sont effectués en euro (48% en valeur). Le nombre d'entreprises dont la comptabilité est en euro augmente légèrement dans la plupart des pays. Le pourcentage de comptes en euro progresse très fortement et passe de 8% à 20,3%, avec une situation très variable selon les Etats (de 0,6% en Irlande à 63% en France). Le volume des paiements en euro des particuliers a été multiplié par cinq, passant de 1,9% à 10,1% (et en valeur de 8,8% à 15,1%). La part des comptes en euro des particuliers progresse de façon spectaculaire, passant de 3,2% à 26%, avec un maximum de 69,9% en France où le basculement anticipé des comptes est très avancé. En moyenne, un peu plus de 84% des terminaux de paiement électronique gérés par les banques sont maintenant techniquement en mesure d'accepter des opérations en euro (la proportion s'échelonne de 0% aux Pays-Bas, en Irlande et en Autriche à 100% en Belgique).