Bruxelles, 13/11/2001 (Agence Europe) - Selon la dernière enquête « Eurobaromètre » réalisée entre le 19 et le 28 octobre dernier et rendue publique lundi, il ne reste que 6% des citoyens européens qui se trompent ou ignorent à quelle date les pièces et billets en euro seront introduits, contre 46% en septembre 2000. De plus, il ressort de cette enquête que 68% des sondés se sentent « assez bien » ou « très bien » informés sur l'euro, ce qui représente une augmentation de 5% par rapport au mois de septembre dernier. Le seul talon d'Achille du public serait la méconnaissance de la période de double-circulation légale des monnaies dans les pays de la zone euro (43% des interrogés surévaluent encore le temps d'adaptation qui leur sera laissé et 12% ignorent tout de ce problème), même si des progrès apparaissent enfin dans ce domaine: 30% du public connaissent la durée exacte de cette période, et 15% s'attendent à une durée plus courte que prévu, ce qui fait que 45% des citoyens ne seraient donc pas pris au dépourvu le moment venu, alors qu'on en dénombrait que 20% en mars dernier.
Tous les indicateurs montrent aussi que les Européens concernés continuent à se préparer concrètement à l'arrivée de l'euro fiduciaire, « même si certains changements restent biens lents à se dessiner », peut-on lire dans cette étude. Ainsi, 70% des personnes interrogées connaissent la valeur de l'euro à un eurocent près (contre 53% en janvier 2001, 60% en mars, 61% en mai, 62% en juillet, 68% en septembre). La mémorisation des prix en euro est un exercice que pratiqueraient 37% des interrogés, contre 27% en mars 2001 et 30% en juin/juillet. 32% des personnes interrogées déclarent avoir déjà utilisé l'euro dans des opérations scripturales (mouvements de comptes), soit 9 % de plus qu'en mai dernier.
Concernant la période du changement des monnaies, 69% des sondés se disent inquiets des possibles abus et tricheries sur les prix et souhaiteraient qui soit mis en place un code de conduite qui se traduise par un logo certifiant la conformité des prix. A noter par ailleurs que pour la première fois, ceux qui pensent que l'euro aura pour eux plus d'avantages que d'inconvénients représentent plus de 50% (51%), contre 39% qui estiment le contraire (et 11% qui ne se sont pas prononcés).
Commentant les résultats de l'enquête, le Commissaire Pedro Solbes a estimé que l'appui des chefs d'Etat et de gouvernement au dernier rapport de la Commission sur les préparatifs du passage à l'euro « a favorisé une meilleure prise de conscience et a insufflé un nouveau dynamisme dans les pays de la zone euro ». Selon lui, les résultats des trois dernières années de préparatifs méticuleux « sont désormais visibles, mais il n'y a pas de temps à perdre ! ». Les Etats membres et tous les acteurs engagés dans ces préparatifs sont appelés à fournir un « dernier effort afin de s'assurer que chaque citoyen maîtrise les informations de base concernant les pièces et billets en euro, pour la date historique du 1er janvier 2002 ».