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Bulletin Quotidien Europe N° 8090
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/sports

Les ministres européens des Sports ont décidé de coordonner leur action dans la lutte contre le dopage

Bruxelles, 13/11/2001 (Agence Europe) - Réunis lundi 12 novembre à Bruxelles sous la présidence du ministre des Sports de la communauté flamande de Belgique Bert Anciaux, les ministres des Sports des Quinze ont voulu concrètement, comme l'a souligné Viviane Reding à l'issue des travaux, "donner à l'Europe la possibilité d'une action forte en matière de lutte contre le dopage, renforcer le sport européen et sa dimension sociale, et assurer un dialogue intensif et continuel avec tous les mouvements sportifs". Pour la première fois dans l'histoire de l'UE, les ministres des Sports ont approuvé unanimement une "déclaration en matière de sécurité dans le sport, de lutte contre le dopage et de place spécifique du sport dans la construction européenne". Les ministres ont aussi pris connaissance de la proposition faite au nom de la Présidence belge par Rudy Demotte, ministre des Sports de la communauté française de Belgique, d'un plan d'action concernant "les femmes et le sport" et soutenu unanimement la proposition de Mme Reding de faire de 2004, l'Année européenne de l'éducation par le sport. Le ministre allemand Otto Schily a souligné l'importance d'une couverture télévisuelle des sports pour les handicapés dans le cadre des jeux de Salt Lake City. Le secrétaire d'Etat grec Nickos Exarchos a fait le point sur la préparation des Jeux Olympiques qui auront lieu à Athènes en 2004.

Voici l'essentiel des résultats de cette réunion ministérielle:

1. Lutte contre le dopage: les ministres ont estimé nécessaire de mener en concertation étroite avec le monde du sport une lutte coordonnée contre le dopage. M. Anciaux a lancé un appel à ses collègues et à Mme Reding pour que des mesures soient prises en vue d'une telle coordination, parmi lesquelles la reconnaissance mutuelle des sanctions sportives des pays membres ou des fédérations, une liste uniforme des produits dopants et des procédures de contrôle, une plus grande coopération avec le secteur pharmaceutique et un meilleur échange d'informations. Pour ce faire, une intensification des efforts doit être faite tant aux niveaux régional et national qu'européen mais aussi au sein de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Les ministres se sont félicités de l'annonce par Mme Reding de la publication au printemps prochain d'un plan d'action européen qui se concentrera sur la coordination des activités policières ainsi que sur des procédures uniformes.

2. Financement de l'AMA: Bert Anciaux a rappelé qu'à partir de 2002, les autorités publiques, en plus du CIO, garantiront 50% du budget total de l'AMA. L'Europe devrait contribuer à hauteur de 47,5% de ce total. Les Quinze devraient payer approximativement 3,5 millions d'euros pour 2002 (soit 72,5% du total de l'ensemble de la part européenne). "La Communauté finance dès maintenant des projets (tels que le passeport sanitaire de l'athlète, la formation des observateurs de l'AMA présents lors des compétitions, l'outil éducatif multimédia sur la lutte antidopage) à hauteur de 2 millions d'euros", a expliqué Viviane Reding en rappelant que "l'UE financera la participation européenne à l'AMA à condition qu'elle résolve certains problèmes, c'est-à-dire qu'elle présente un budget sérieux pour les cinq prochaines années, qu'elle permette à l'Europe d'avoir la possibilité de bloquer des décisions budgétaires et qu'elle attribue à l'Europe une représentation adéquate au sein de l'AMA". Et d'ajouter: "Nous devons aussi faire notre travail à domicile, c'est-à-dire chacun doit agir au niveau local, régional et européen pour combattre le dopage. Un travail sérieux nous attend encore, qu'il s'agisse de réglementer les laboratoires pharmaceutiques ou de faire avancer la recherche. Il faut être présent sur la scène mondiale tout en prenant les choses en mains au niveau européen avec l'AMA".

Au cours de la conférence de presse finale, Mme Reding a insisté sur l'importance de "préparer nos jeunes au volontariat dans le sport et de leur rappeler les valeurs sportives, comme le respect d'autrui, le fair play". La Commissaire a estimé indispensable de "construire des ponts en matière de sport vers d'autres continents, et principalement vers le pourtour de la Méditerranée". Et d'annoncer en conclusion, que fin 2002, une grande conférence sur "la femme et le sport dans le pourtour de la Méditerranée" sera organisée à l'initiative de la Commission, "parce qu'il y a là des messages à donner, du courage à apporter aux femmes en les mettant en valeur sur un podium!". Rudy Demotte a quant à lui laissé transparaître un sentiment mitigé à l'égard de cette réunion, en évoquant à la fois une "frustration parce qu'on avance avec des petits pas difficiles à établir mais allant dans la bonne direction vers une politique antidopage, et de la satisfaction parce qu'on a insisté sur une réflexion de fond sur le sport, qu'il s'agisse de pont entre les différentes entités et cultures mais aussi de l'égalité des chances entre les hommes et les femmes". M. Demotte a relevé toutefois quelques problèmes communs comme " le décalage entre l'homme et la femme dans la pratique du sport (décalage qui tient par exemple à la garde des enfants, a noté le ministre), la sous-représentation des femmes dans les postes de décision des fédérations sportives ou encore l'image des femmes dans le sport (qui est davantage "esthétisante" que pour les hommes, a commenté M. Demotte). En conclusion, le ministre a annoncé qu'une étude serait menée avec les prochaines présidences de l'Union pour faire progresser la pratique du sport féminin.

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