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Bulletin Quotidien Europe N° 8041
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mediterranee

Reprise des activités en prévision de la session ministérielle de novembre prochain

Bruxelles, 05/09/2001 (Agence Europe) - Le groupe de hauts fonctionnaires des vingt sept pays engagés dans le processus de Barcelone, qui en forme le comité de suivi, se retrouve le 7 septembre à Bruxelles pour un examen général des activités en prévision de la session ministérielle informelle des 5 et 6 novembre prochains. On sait que depuis la session ministérielle formelle de Marseille, en novembre 2000, la décision a été d'opérer une remise à plat de tout le processus euroméditerranéen pour ne pas buter sur l'obstacle que présente la situation au Moyen-Orient et, surtout, pour procéder à une refonte de méthodes de travail et de réunion fort critiquées. Cette remise à plat, en fait, n'a pas entraîné un blocage des travaux, sauf en ce qui concerne le projet de Charte de paix et de stabilité, provisoirement remis dans les tiroirs.

Lors de la réunion de vendredi prochain seront passés en revue tous les dossiers en suspens sans qu'il faille s'attendre, dans un proche avenir, à des décisions concrètes. Mais des progrès seraient notés dans les discussions sur des sujets de relative importance (cumul de l'origine, harmonisation des normes, etc.). En outre, les hauts fonctionnaires feront le point sur l'état des négociations des accords bilatéraux d'association (l'Algérie et le Liban seraient proches du but ; avec la Syrie, ce sera plus long) et de ratification (l'approbation de l'accord avec la Jordanie prend du retard). La bonne nouvelle, depuis Marseille, aura été la mise en œuvre de l'accord avec l'Égypte. Vendredi prochain, il sera également question de l'accord d'Agadir entre quatre pays de la région (Maroc, Tunisie, Égypte et Jordanie), premier projet d'intégration "horizontale" entre pays partenaires.

Par ailleurs, divers projets restent à l'étude aussi bien dans le domaine industriel et de l'environnement que dans le domaine Justice et Affaires intérieures (JAI). Ces dernières discussions paraissent progresser « raisonnablement ». Ainsi, une réunion d'experts, en juin dernier à Montpellier, a abouti à la mise au point d'un « document de cadrage » que les pays participants doivent enrichir en répondant à des questions sur: l'immigration légale et ses conditions de vie et de séjour, la libre circulation, l'endiguement de l'immigration clandestine, les réfugiés, la lutte contre la criminalité organisée et la mise en place d'une coopération judiciaire entre pays de la région. Il s'agit, précise-t-on de source européenne, de favoriser la multiplication de « passerelles » entre les différents systèmes juridiques et de favoriser un dialogue entre professionnels des domaines JAI (formation de magistrats et cadres, etc.).

C'est dans le volet « social, culturel et matières humaines » que sont attendues les avancées les plus significatives: le dossier JAI en lien avec l'immigration en fait partie, et aussi la coopération entre réseaux féminins (un forum a eu lieu l'an dernier). En revanche, dans le premier volet (« dialogue politique et de sécurité »), la situation est affectée par la dégradation de la situation au Moyen-Orient. On s'attend à ce que les hauts fonctionnaires - qui se retrouvent, comme d'usage, la veille, le 6 septembre, pour un examen particulier de ces volets politiques - se livrent à des commentaires sur le blocage du processus de paix. Autre point à l'ordre du jour de cette première journée, un examen de la coopération dans la prévention des catastrophes (un réseau d'entraide et d'information existe déjà), la situation des droits de l'homme dans la région et les activités du réseau euroméditerranéen d'instituts d'études politiques (Euromesco).

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