Berlin, 05/09/2001 (Agence Europe) - Le chancelier allemand Gerhard Schröder a reçu mercredi soir à Berlin le président et le premier ministre français Jacques Chirac et Lionel Jospin, pour l'un des dîners informels que l'Allemagne et la France, depuis le Conseil européen de Nice, tiennent régulièrement, outre leurs sommets formels semestriels, afin de relancer la locomotive franco-allemande en Europe.
A cette occasion, plusieurs thèmes de politique internationale étaient au premier plan, tels le Proche-Orient (où le ministre allemand des Affaires étrangères Joschka Fischer a, cet été, essayé de rapprocher Israéliens et Palestiniens) et la Macédoine. Parmi les thèmes concernant plus spécifiquement la construction européenne, citons le rôle de l'UE face à la mondialisation et aux violentes réactions qu'elle suscite auprès d'une partie de son opinion publique. Dans ce contexte, le chancelier Schröder a dit, à l'occasion d'un colloque économique du Parti social-démocrate allemand, qu'il était prêt à discuter avec les partenaires de l'UE, et "en particulier avec les Français", comment combattre les flux financiers spéculatifs, tout en estimant qu'il ne faudrait pas se concentrer sur un seul instrument, comme la taxe Tobin (qui sera évoquée lors du Conseil informel Ecofin, du 21 au 23 septembre à Liège, et sur laquelle le ministre allemand des Finances Hans Eichel avait exprimé de sérieux doutes lors de sa récente rencontre avec son homologue français Laurent Fabius: voir EUROPE du 1er septembre, p.4).