Bruxelles, 23/07/2001 (Agence Europe) - L'Union des Fédéralistes européens (UEF) et les Jeunes Européens fédéralistes (JEF) ont organisé hier à Bruxelles une conférence sur le thème "Après Nice, quel avenir pour l'Europe", sous la présidence de Thomas Jansen, chef de cabinet du président du Comité économique et social européen. La conférence a été l'aboutissement d'une campagne d'information menée dans plus que 70 villes d'Europe, dans le but de sensibiliser les jeunes citoyens au processus d'élargissement.
Johan Verbeke, chef du cabinet de ministre belge des Affaires européennes, a évoqué d'abord quelques défis de la Présidence belge de l'UE "qui peuvent paraître peu ambitieux" parce que "il faut retourner sur terre et être réaliste". "Il est essentiel d'actualiser et de moderniser les valeurs sur lesquelles on va bâtir", a-t-il dit avant d'expliquer que "la clarification du débat sur les compétences" déclenchera "un processus de pacification entre les Etats membres et l'Union européenne". Dans ce contexte, M. Verbeke s'est référé aux derniers résultats de l'Eurobaromètre et a souligné que "le citoyen trouve que certaines compétences comme la défense, la sécurité ou la politique monétaire pourraient passer du niveau intergouvernemental au niveau supranational et que, par contre, d'autres décisions (la couleur des plaques d'immatriculation des voitures, etc.) devraient revenir aux pouvoirs nationaux."
Le président en exercice du Conseil Recherche, François Xavier de Donnea, a dit que pour réconcilier l'UE et le citoyen, "qui ne comprend plus rien", il faut "personnaliser l'UE, peut-être aussi par une élection directe d'un président européen".