Poursuivent leur progression sur le chemin des bénéfices en 2000. Le quotidien français Les Echos a publié dans son édition du 16 juillet la première partie de son enquête annuelle sur les banques européennes, à partir des statistiques collectées par la base de données de l'agence de notation financière Fitch. L'année 2000 fut un bon millésime pour les grandes banques européennes qui, après avoir retrouvé le chemin des bénéfices l'an dernier, ont poursuivi sur leur lancée. Le quotidien donne, dans ce premier volet, le palmarès des 100 premiers établissements en 2000 d'après la rentabilité des fonds propres (rapport entre le résultat net et les fonds propres. Appelé aussi « return on equity » (ou RoE) c'est une des mesures de rendement pour l'actionnaire). Voici les conclusions les plus générales que l'on peut tirer du « Top 100 »: 1) dix-sept pays sont présents (les Quinze de l'UE plus la Norvège et la Suisse), les pays les plus représentés étant l'Allemagne (26 établissements soit un quart du palmarès), le Royaume-Uni (13), l'Italie (12), la France (8), l'Espagne (7), les Pays-Bas (5) et la Suisse (4) ainsi que trois groupes multinationaux (DEXIA, FORTIS et NORDEA) ; 2) 17 banques font leur entrée dans le palmarès, en raison notamment des rapprochements réalisés (les banques contrôlées par d'autres sont éliminées) ; 3) trente groupes bancaires ont dépassé le milliard d'euros de bénéfice net contre 26 en 1999 et 40 banques affichent une rentabilité sur fonds propres supérieure à 15% (elles n'étaient que 36 en 1999). Les dix premiers résultats cumulés approchent, par ailleurs, les 54 mrds d'euros, en hausse d'environ 50% par rapport aux dix premiers bénéfices de l'année précédente ; 4) le groupe ING a réalisé, en 2000, les plus gros bénéfices et a connu, en même temps, une importante diminution de ses fonds propres d'où une spectaculaire montée à la seconde place du classement par RoE (il était 31e en 1999); 5) la banque belge KBC fait, pour sa part, une progression remarquable de la 44e à la 6e place en raison notamment du rachat de la CCF, dont la KBC était l'un des principaux actionnaires, par la HSBC ; 6) les banques britanniques tiennent toujours le haut du pavé: cinq d'entre elles ont affiché en effet un RoE supérieur à 20% ; 7) les banques françaises font leur apparition dans le premier quart du classement: la SOCIETE GENERALE passe ainsi de la 28e à la 20e place tandis que BNP PARIBAS se hisse de la 45e à la 25e place ; 8) l'Italie progresse également et compte désormais trois de ses grandes banques dans les 30 premières européennes (UNICREDITO ITALIANO (22e), SAN PAOLO IMI (24e) et BANCA NAZIONALE DEL LAVORO (27e)). Seul bémol: la BANCA DI ROMA qui reste parmi les dernières du classement avec un niveau de rentabilité encore très inférieur par rapport aux standards européens ; 9) les deux grandes banques suisses (UBS et CREDIT SUISSE) restent très performantes et se maintiennent parmi les 20 premiers RoE (respectivement 15e et 17e) malgré des grosses acquisitions américaines (PAINEWEBBER et DLJ) ; 10) les grandes banques espagnoles maintiennent leurs positions en perdant néanmoins quelques places ; 11) dans le bas du tableau, on trouve toujours une sur-représentation des banques allemandes en raison notamment d'une dure concurrence sur leur marché intérieur.