Bruxelles, 17/07/2001 (Agence Europe) - La Turquie ne bloquera pas la mise en place de la politique européenne de défense, ont répété les ministres des Affaires étrangères de l'UE, lors de la réunion du Conseil Affaires générales, lundi à Bruxelles. Il ne "serait pas acceptable" que l'adoption ou non de la "déclaration d'opérationnalité" de la PESD attendue du Sommet de Laeken en décembre prochain, "soit déterminée par un pays tiers qui n'est pas membre pour l'instant de l'UE", a martelé le ministre belge et président du Conseil Louis Michel (voir EUROPE du 11 juillet, p.3 au sujet de ses déclarations au Parlement européen, et EUROPE du 12 juillet, p.7, à propos des déclarations du ministre de la Défense André Flahaut). La Turquie "ne devrait pas tenter de ralentir la mise en œuvre de la politique européenne de défense", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, en invitant la Turquie à "employer des moyens plus européens pour défendre ses thèses".
Les ministres ont fait, lundi, le point sur la mise en place des capacités de défense de l'UE, dans la perspective de la prochaine conférence de capacités en novembre. Le Haut Représentant pour la PESD Javier Solana a insisté à cette occasion afin que les Etats membres se concentrent sur les capacités stratégiques qui restent à combler (pour la position commune du Conseil sur l'Institut satellitaire de Torrejón et l'Institut d'Etudes de Sécurité de l'UEO, voir EUROPE du 14 juillet, pages 3 et 4).