Bruxelles, 17/07/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne publiera dans les prochains jours, comme nous l'avons indiqué son rapport "L'emploi en EUROPE 2001", qui montre que le fonctionnement des marchés du travail de l'UE s'améliore de manière générale et très rapidement et qui présente une analyse des principales tendances et perspectives d'emploi dans l'UE et dans les pays candidats dans le contexte des objectifs pour l'emploi qui ont été définis aux Sommets de Lisbonne et de Stockholm. Il souligne que la palme en matière de création d'emplois revient aux femmes très qualifiées évoluant dans le domaine des hautes technologies.
Il ressort principalement de ce rapport qu'en l'an 2000: 1) plus de 3 millions de nouveaux emplois ont été créés, et le taux d'emploi est passé de 62,3% à 63,3% par rapport à 1999. Pour la troisième année consécutive, les créations d'emplois ont été plus nombreuses dans la catégorie des emplois à temps plein (près de 70% de la création nette d'emplois, contre 60% en 1999 et 54% en 1998) que dans celles des emplois à temps partiel; 2) sur les 3 millions d'emplois créés, 1,6 million ont été attribués aux femmes. Le taux d'emploi des femmes est passé de 52,8% en 1999 à 54% en 2000. Entre 1995 et 2000, l'écart entre le taux d'emploi des hommes et des femmes s'est resserré de 2 points de pourcentage; 3) la création d'emplois a été la plus forte dans les secteurs des hautes technologies et dans ceux à forte intensité de connaissances (plus de 60% du total de la création d'emplois entre 1995 et 2000; 4) le chômage a reculé de plus de 1,5 million de personnes, passant à une moyenne de 8,2%; 5) 80% des Européens sont très satisfaits de leur emploi et de leurs conditions de travail, contre 20% qui sont mécontents de leur emploi actuel; 6) près d'1/4 de la main-d'oeuvre européenne est concentré dans des emplois de faible qualité dans lesquels sécurité et formation font défaut.
En outre, une étude, intitulée "Les différences en matière d'emploi entre l'Europe et les Etats-Unis, inégalités salariales, mobilité en termes de rémunérations et compétences" demandée par la Commission montre que le rôle des femmes sur le marché du travail explique en partie les écarts qui existent en matière d'emploi entre les Etats-Unis et l'UE: 1) les femmes sont en très nette minorité dans le secteur des emplois bien rémunérés, particulièrement en Europe; 2) en Europe, les femmes travaillent à temps partiel pendant les années consacrées aux jeunes enfants (tandis qu'aux Etats-Unis, elles le font plutôt lorsqu'elles approchent de l'âge de la retraite); 3) le nombre de femmes, en particulier celles qui travaillent à temps partiel, est extrêmement élevé dans le secteur des emplois à bas salaires; 4) le travail à temps partiel implique une pénalisation substantielle en matière de salaire, qui perdure après la reprise du travail à temps plein. Cette étude, dont les résultats reposent sur des recherches extensives sur les données (PCM) menées pour la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ainsi que pour les USA, n'étaye pas systématiquement la thèse selon laquelle la rigidité des marchés du travail dans les économies européennes entrave la croissance de l'emploi. Elle peut être consultée sur le site http: //esnet.cec.comm/dgs/employment social/pub_en.htm