Bruxelles, 15/06/2001 (Agence Europe) - Hans Eichel, le ministre allemand des Finances, a plaidé, jeudi à Berlin, en faveur de l'introduction d'un impôt européen pour renforcer le budget de l'Union européenne, en excluant qu'il puisse devenir un fardeau supplémentaire pour le citoyen européen. Il a mis en avant le levier puissant que constituerait une pareille taxe pour le Parlement européen qui devrait voter cet impôt. Il a cependant souligné que, d'une part, cette taxe ne pourrait probablement pas être décidée avant l'année 2004 et, d'autre part, il est nécessaire, auparavant, d'aboutir à une plus grande coordination et harmonisation des systèmes nationaux. "Le taux de taxation, par exemple dans le secteur de l'énergie, a besoin d'être harmonisé", a déclaré M. Eichel.
La fiscalité de l'énergie reste dans l'impasse - M. Reynders paraît peu enclinàa faire avancer le dossier
La Présidence suédoise a constaté, jeudi lors de la réunion du Coreper, l'impasse en matière de fiscalité de l'énergie. L'Espagne n'en veut pas, et, avec le Royaume-Uni et la Grèce, elle lie tout accord sur la fiscalité à des progrès parallèles dans la libéralisation du marché de l'énergie. L'Allemagne, le Danemark, la Finlande et les Pays-Bas, défenseurs de la taxe, sont opposés à ce type de lien. De plus, l'Espagne a exclu que la coopération renforcée puisse être appliquée à cette matière. "Le dossier est entre les mains de la Présidence belge en principe en faveur de ce type de fiscalité, mais je doute que le ministre des Finances Didier Reynders, président de l'Eurogroupe, ait les moyens ou l'envie de le faire réellement progresser", a déclaré une source proche de la Commission.