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Bulletin Quotidien Europe N° 7970
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/environnement

L'Union signe la Convention internationale sur l'élimination des polluants organiques persistants, substances chimiques les plus toxiques

Bruxelles, 22/05/2001 (Agence Europe) - Quelque cent-vingt pays, représentés pour la moitié par leur ministre de l'Environnement, sont réunis à Stockholm pour signer la Convention internationale sur l'élimination des polluants organiques persistants (Pops), produits chimiques issus de l'activité humaine et hautement toxiques pour la santé. La Communauté européenne et ses Etats membres figurent parmi les signataires. Margot Wallström Commissaire à l'Environnement et Kjell Larsson, ministre suédois de l'Environnement, représentent respectivement la Commission européenne et le Conseil de l'Union à cet événement qualifié d'historique par tous les participants.

Cette Convention est un accord international majeur puisqu'elle vise l'élimination de ces produits. A cette fin, elle établit des mesures de contrôle de la production, l'importation, l'exportation, l'élimination et l'utilisation d'une première liste de 12 polluants (pesticides, produits chimiques industriels et sous-produits dangereux de la combustion ) connus pour provoquer cancers, allergies et hypersensibilité, affections du système nerveux central et périphérique, troubles de la fonction reproductive et perturbations du système immunitaire chez les êtres humains et les animaux. Sont ici concernés: l'aldrine, le chlordane, le DDT, la dieldrine, l'endrine, l'heptachlore, le mirex, le toxaphène, les byphényls polychlorés (PCB), l'hexachlorobenzène, les dioxines et les furanes. Une fois la Convention en vigueur, les gouvernements seront tenus de promouvoir les meilleures technologies et pratiques disponibles pour remplacer les Pops existants et empêcher que de nouveaux ne se développent. Les 12 Pops de la liste initiale seront, pour la plupart, frappés d'une interdiction immédiate. Trois exceptions seront faites: a) pour les usages médicaux du DDT (encore largement utilisé pour combattre la malaria), le temps que soient disponibles des solutions de rechange non chimiques, efficaces, respectueuses de l'environnement et point trop onéreuses ; b) pour les PCB: les équipements électriques existants, qui en contiennent, seront autorisés jusqu'en 2025 à condition que tout danger de fuite soit prévenu (ce délai sera mis à profit pour mettre au point des produits de substitution) ; c) pour les dioxines et les furanes (sous-produits accidentels de la combustion, plus difficiles à contrôler): les gouvernements devront réduire leurs émissions. La liste des Pops couverts par la Convention pourra être allongée au gré de révisions régulières.

Présents en fortes concentrations dans les graisses des animaux de l'Arctique, les Pops représentent une menace pour la population du monde entier car ils ont la propriété de persister pendant des années avant de se dégrader, de circuler très facilement (par dépôt/évaporation/dépôt) et de se concentrer dans les organismes vivants par bioaccumulation. Négociée pendant trois ans sous les auspices du Programme des Nations Unies pour l'environnement, cette convention a été finalisée en décembre 2000 à Johannesburg par les délégués de 122 pays.

« J'insiste pour que tous les pays considèrent la signature et la ratification de la convention comme une priorité absolue. La Convention représente un pas en avant vers un monde durable, et rien n'est moins durable que la production de substances chimiques qui nuisent à nos capacités de procréation », a déclaré Margot Wallström, à la veille de la signature. 50 ratifications sont requises pour que la Convention puisse entrer en vigueur, au plus tard en 2004.

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