Paris, 16/05/2001 (Agence Europe) - Alors que s'ouvrait, lundi à Bruxelles, la troisième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA), le Comité d'aide au développement (CAD) de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) adoptait formellement une recommandation sur le "déliement" de l'aide aux PMA.
Aux termes de cette recommandation, un éventail d'activités (telles que projets d'équipement, aide sectorielle, soutien des importations) financées par des prêts et des dons d'aide seront désormais ouvertes à la concurrence internationale et non plus réservées à des fournisseurs du pays donateur. L'aide bilatérale destinée aux PMA atteint aujourd'hui quelque 8 milliards de dollars; sur ce total, 5 milliards prendront désormais la forme d'une aide non liée, du fait de l'adoption de la recommandation du 14 mai. Cette dernière devrait aussi permettre une meilleure rentabilisation de l'argent dépensé. D'après les estimations de l'OCDE, les achats financés par l'aide liée coûtent en moyenne entre 20 et 25 % de plus que si les mêmes biens et services donnaient lieu à des appels à la concurrence internationale. La mise en oeuvre de la recommandation permettra en outre aux pays bénéficiaires de disposer d'une plus grande maîtrise de leur processus de développement et leurs capacités en matière de passation des marchés publics devraient gagner en efficacité et en rationalité. Enfin, la recommandation vise à promouvoir un partage équilibré de l'effort entre les donateurs et prévoit que toute offre d'aide relevant de son champ d'application devra être rendue publique.