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Bulletin Quotidien Europe N° 7966
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

Accueil favorable du Conseil - mais avec des réserves - aux orientations de la Commission sur l'avenir du dialogue transatlantique

Bruxelles, 16/05/2001 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a favorablement accueilli la Communication de la Commission européenne visant à renforcer le partenariat euro-américain (voir EUROPE Documents n°2235-2236 du 27 avril). Les conclusions qu'il a adoptées en début de semaine signalent cependant des réserves sur la recette avancée par la Commission pour optimiser l'agenda du couple transatlantique, à peine voilées par un souci manifeste d'avoir bien voix au chapitre.

Après avoir étayé sur une dizaine de lignes "l'importance unique et sans cesse croissante de la relation avec les Etats-Unis" et tout en insistant sur le fait que "Aucune discussion avec les Etats-Unis sur quelle que question que ce soit ne devrait préjuger du résultat de discussions internes à l'UE", le Conseil "souligne la nécessité d'assurer la continuité et la coopération entre les Présidences successives"... une tournure perçue dans d'autres enceintes, comme "une formule de sagesse pour ne pas mettre en évidence l'avis partagé des Etats membres" sur la fréquence des Sommets qui se tiennent actuellement deux fois par an. "Il faut être deux pour faire un tango", souligne une source informée, en référence à l'idée de Washington - à laquelle la Commission et certains Etats membres, plutôt grands, montrent de la sympathie - de passer à un rythme annuel pour se laisser le temps, disent-ils, d'assurer un suivi et une préparation efficace des rencontres. Cette question, laissée en suspens avec d'autres, sera abordée dans le cadre des consultations euro-américaines (Présidence, Secrétaire général, Commission pour la partie européenne) destinées à préparer la rencontre au Sommet de Göteborg à la mi-juin.

Plus généralement, le Conseil convient du fait que le dialogue transatlantique doit avoir un programme de travail avec des questions prioritaires pour lesquelles des objectifs clairs doivent être fixés afin de délivrer des résultats plus tangibles et opportuns. Ces questions prioritaires doivent, selon lui, reposer sur "un cadre de thèmes stratégiques tirés de la liste indicative" que la Commission avance. Le Conseil insiste cependant pour que l'environnement y ait une place à part entière plutôt que d'aborder cette problématique dans le cadre d'autres dossiers stratégiques, comme le recommande l'Exécutif, et il rechigne manifestement face au schéma avancé pour identifier les points prioritaires et "alléger" le processus transatlantique: possible retour à un modèle plus simple, élagué de quelques ministérielles, traitement des frictions commerciales plutôt ailleurs qu'au Sommet, renforcement des responsabilités actuelles du groupe de haut niveau (gestion globale) et de la task-force (compétences opérationnelles) - instances auxquelles ne participent pas les représentants individuels des Quinze, etc..

Pour le Conseil, l'Union et les Etats-Unis doivent toujours avoir le temps de discuter des "questions clé du jour et des préoccupations émergentes" mais veiller aussi à ce que "la gamme complète des questions de commerce et d'investissement, tant bilatérales que multilatérales, reçoive toute l'attention à tous les niveaux et, si nécessaire, dans les plus hautes enceintes". "L'effectivité dans la promotion de la coopération euro-américaine et la résorption des différences doit rester la priorité fondamentale", convient-il en ajoutant: "Les dirigeants et ministres doivent à tout moment se focaliser sur les dossiers ayant suffisamment d'importance pour mériter leur attention et étant parvenus à un stade de développement où le dialogue à un tel niveau devient opportun". Plus loin dans ses conclusions, le Conseil admet aussi que "la structure du dialogue reflète le besoin de traiter efficacement et rapidement un nombre croissant de dossiers économiques et politiques", avant de revenir à la charge. Cette situation appelle "une guidance et des encouragements constants de la part des dirigeants", estime-t-il, en insistant: "Les consultations doivent continuer de se tenir régulièrement et fréquemment à tous les niveaux, y compris entre le Président du Conseil européen, assisté par le Secrétaire général/Haut Représentant pour la Pesc et le Président de la Commission, d'une part, le Président des Etats-Unis d'autre part". Elles doivent être "soigneusement préparées, de manière transparente, au sein du Conseil", souligne-t-il encore. Et d'inviter le Comité des représentants des Quinze à "considérer la manière dont le rôle de coordination et de direction du Conseil pourrait être rehaussé".

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