Strasbourg, 16/05/2001 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Romano Prodi, après avoir brièvement présenté mardi soir au Parlement européen l'essentiel du document stratégique sur le développement durable que venait d'adopter la Commission (voir autre nouvelle), s'est livré aux questions des députés qui l'ont interrogé en particulier sur le respect de la législation européenne en matière d'environnement. En répondant à une question au sujet des subventions à la culture du tabac, M. Prodi a reconnu que se pose là l'un des problèmes auxquels veut s'attaquer la stratégie de la Commission, celui de la compatibilité des politiques européennes entre elles - dans ce cas-ci, entre la politique agricole commune et la protection de la santé.
M. Prodi a été aussi interrogé, à la veille de son départ pour Moscou à l'occasion du Sommet UE/Russie, sur son intention d'évoquer la problématique du développement durable aussi avec le président Poutine, et a répliqué que, notamment grâce à la "sérieuse et constructive insistance" de la Finlande, l'Union européenne avait décidé de contribuer, avec des financements de la BEI, à des actions en vue de régler les problèmes écologiques dans le Golfe de Finlande. Nous parlerons aussi, sur un plan plus général, d'énergie, a souligné Romano Prodi, en estimant que le dossier avait beaucoup progressé, suite à plusieurs « rencontres techniques ». Le problème qui me préoccupe le plus est celui des déchets nucléaires en Russie, a-t-il reconnu par ailleurs. Aux députés qui s'inquiétaient du suivi de l'initiative de la Commission, M. Prodi a dit que la Commission avait, dans son document stratégique, décidé en particulier de mettre en place une « table ronde d'experts indépendants » qui « nous mettra en garde en permanence ».