*** EMILIANO GROSSMAN, BASTIEN IRONDELLE, SABINE SAURUGGER: Les mots de l'Europe. Lexique de l'intégration européenne. Presses de Sciences Po (44 rue du Four, F-75006 Paris. Tél.: (33-1) 44393960 - fax: 45480441 - E-mail: info@presses.sciences-po.fr - Internet: http: //http://www.sciences-po.fr ). Collection "Références inédites". 2001, 363 p., 85 FF, 12,96 euros. ISBN 2-7246-0813-5.
Quel adjectif choisir pour définir un tel livre ? Utile ? Précieux ? Indispensable ? Quel que soit le choix, il sera inadéquat et banal. Essayons plutôt d'indiquer au lecteur ce qui se trouve dans les presque 400 pages. Ce "lexique de l'intégration européenne" dépasse de loin les index analytiques des sigles européens, avec déchiffrage. Des outils de ce type sont précieux car la multiplication des sigles est devenue telle qu'il est quasiment impossible de s'y retrouver. Mais cette fois-ci, c'est autre chose. Les auteurs ont retenu 250 termes utilisés dans le contexte de l'intégration européenne, mais dont la signification exacte n'est connue que par les initiés et les chercheurs. Et encore, pas toujours. Même les termes qui sont entrés dans le langage courant sont souvent utilisés ou interprétés de manière approximative. Les auteurs citent eux-mêmes la distinction méconnue entre "monnaie commune" et "monnaie unique". Il serait facile d'ajouter beaucoup d'autres exemples, à commencer par la presque mythique "subsidiarité", avec son origine dans la "philosophie politique d'inspiration chrétienne".
Pour chaque terme, les auteurs indiquent la traduction anglaise et allemande, la signification dans la terminologie européenne et les éléments historiques appropriés. Chaque fois que c'est opportun, ils y ajoutent la liste des livres qui approfondissent la question. Ils n' ont pas reculé devant les difficultés linguistiques ; par exemple, ils ont recherché l'équivalent des termes "acquis communautaire" que la plupart des spécialistes s'étaient résignés à maintenir en français même dans les versions en d'autres langues. Le résultat est "Community Patrimoine" en anglais et "Gemeinsamer Bersitzand" en allemand. Dans l'autre sens, le "screening" qui indique une opération bien précise dans le contexte de négociations d'adhésion est traduit par "criblage" en français.
Les critères pour le choix des "mots de l'Europe" ne sont pas seulement techniques ou linguistiques, mais aussi historiques et politiques. A titre d'exemple, il est évident que les termes "Accords européens" ne comportent aucune difficulté apparente. Mais en fait, ils recouvrent une réalité bien précise: dans la terminologie européenne, ils indiquent de manière spécifique les Accords d'association avec les pays d'Europe centrale et orientale candidats à l'adhésion, en tant qu'étape préparatoire. Sabine Saurugger (chaque texte se termine par les initiales de celui parmi les trois auteurs qui l'a rédigé) explique pourquoi et comment ces Accords ont été décidés et ce qu'ils contiennent pour l'essentiel. Dans le même esprit, en plus d'une explication succincte des Institutions et organes de l'UE, nous trouvons, par exemple, les célèbres et pourtant méconnus "Accords de Blair House", un résumé de l'arrêt "Cassis de Dijon" de la Cour de justice avec sa signification majeure pour la création du marché unique, la péripétie de la "chaise vide" qui avait bloqué le fonctionnement de la CEE de juin 1965 à la fin janvier 1966, la problématique essentielle de la "comitologie", le fonctionnement de la "procédure de concertation", la querelle sur la "contribution britannique", un résumé simple des célèbres "critères de convergence", le contenu essentiel des "rapports Davignon", l'affaire des "trois piliers"...
A quoi bon continuer ? Invitons simplement les lecteurs à un examen de conscience: combien seraient-ils en mesure de citer les trois "missions de Petersberg" si souvent citées ? Qui se rappelle l'ordre des pays qui exerceront la présidence du Conseil, ordre déjà décidé jusqu'à la fin de 2002 ? Qui pourrait citer sans hésitations les cinq personnalités normalement désignées comme "pères de l'Europe" ? Sur un plan plus général, qui serait en mesure de retrouver rapidement les sources d'information permettant d'approfondir un sujet déterminé?
Le volume est complété par une bibliographie générale (limitée, il est vrai, aux ouvrages en français et en anglais), par le tableau des articles du Traité après les dernières modifications (lesquelles, par exemple, ont fait devenir art. 81 et 82 les articles 85 et 86 tellement connus sous l'ancienne numérotation) et, détail important, un classement alphabétique des termes non seulement en français, mais aussi en anglais et en allemand, avec dans chaque cas le renvoi au texte français correspondant.
Arrivé à ce point, le lecteur aura compris pourquoi il nous était impossible de définir ce livre par un simple adjectif. Et pourquoi aussi nous estimons que tous ceux qui s'occupent de l'Europe en ont besoin, surtout les nouvelles générations qui, pour une raison évidente, n'ont pas pu suivre au jour le jour un demi-siècle d'histoire de la construction européenne. Ferdinando Riccardi
*** DUSAN SIDJANSKI: The Federal Future of Europe. From the European Community to the European Union. The University of Michigan Press (Internet: http: //http://www.press.umich.edu ). 2000, 462 p.. ISBN 0-472-11075-6.
Cet incontestable classique de la littérature consacrée à l'intégration européenne et, plus encore, à la réflexion fédéraliste contemporaine a vu le jour en français en 1992. Pas moins de huit années supplémentaires auront été nécessaires pour le voir traduit en anglais. Que les lecteurs anglophones le sachent: ils ne seront pas déçus. D'abord parce que l'analyse de Dusan Sidjanski, fondateur en 1969 du département de science politique de Genève où il est aujourd'hui professeur émérite (ainsi qu'à l'Institut universitaire européen de Florence), reste d'une qualité académique rare et qu'elle permettra au lecteur anglo-saxon d'établir des ponts entre le fédéralisme et l'approche néofonctionnaliste à laquelle, comme le constate Jacques Delors dans une note introductive, il est davantage familiarisé. Cette traduction comble ainsi un vide, tant il est vrai que les auteurs anglo-saxons ont eu la nette tendance à ne pas accorder beaucoup d'attention au concept fédéraliste. Ensuite parce que ce Yougoslave devenu citoyen suisse n'est pas seulement un universitaire scrupuleux, mais aussi, dans cet ouvrage enrichi par trois chapitres couvrant la fin du siècle dernier, celui d'un militant fédéraliste critique mais passionné. (MT)
*** Futuribles. Futuribles Sarl 2000 (55 rue de Varenne, F-75341 Paris cedex 07. Tél.: (33-1) 53633770 - fax: 42226554 - E-mail: revue@futuribles.com - Internet: http: //http://www.futuribles.com ). Avril 2001, n° 263, 96 p., 78 FF, 11,89 euros. Abonnement annuel: 690 FF ou 105,19 euros (France) et 740 FF ou 112,81 euros (étranger). ISBN 2-84387-263-4.
Une fois encore très européen, ce numéro de la revue de prospective que dirige Hugues de Jouvenel. Sans doute le thème mis en exergue concerne-t-il la réforme de l'Etat en France (sujet toutefois abordé dans un esprit comparatif qui fait déjà la part belle à l'Europe…), mais la rubrique Forum est tout entière consacrée à cette "question d'Europe" qui alimente la controverse. "L'Europe oui, mais quelle Europe?", titre ainsi l'économiste Michel Drancourt qui fut, en son temps, proche de Jean Monnet et qui garde, de cette époque, la passion et la fougue du militant. Pour lui, "la très grande majorité des acteurs politiques, comme celle des commentateurs, est née à la vie active bien après la relance de l'idée européenne", ce qui fait qu'aujourd'hui, "ils se disputent sur des procédures en oubliant l'objectif". Lequel ? Les textes fondateurs de la Communauté européenne du charbon et de l'acier étaient "d'inspiration fédérale" et auraient pu être "l'amorce d'un véritable ensemble politique". Le refus de la Communauté européenne de défense (sous l'impulsion du général de Gaulle "qui vivait la nation comme une réalité éternelle", mais la responsabilité de Pierre Mendès France et des communistes est également engagée) en a décidé autrement, vouant depuis à "l'Europe ersatz" que seule la monnaie unique est venue ébranler (mais on verra au début de 2002, selon l'auteur, "si le choc du passage du virtuel au réel provoque un phénomène de rejet de l'Europe ou, au contraire, un mouvement de prise de conscience de sa réalité"…). Dès lors, l'Europe "existe au rabais", ce qui serait moins le cas "si les personnalités politiques les plus fortes décidaient de s'affirmer dans son cadre plutôt que dans leur village". Et Michel Drancourt d'expliquer qu'en l'absence (depuis Schmidt, Giscard d'Estaing, Kohl, Mitterrand et Delors) de leaders qui se consacrent fortement à son évolution, "l'opinion a le sentiment que l'Europe est une sorte de machinerie maniée par des recalés de la vie politique nationale". Et le poids que retrouvent les Etats -"notamment l'Allemagne que la France a désormais du mal à traiter d'égal à égal"- n'arrange rien à l'affaire, pas plus que les élargissements à venir qui "accentueront la diversité, sans que l'interdépendance des composants (…) soit garantie". Alors, faut-il se résigner ? Non, pas Michel Drancourt en tout cas. Pour lui, "l'Europe existera, à la carte", car "comme on l'observe dans le domaine de la vie économique ou associative, de nouvelles formes d'organisations plurielles sont en train de naître et sont appelées à s'infiltrer dans les structures existantes, comme l'eau s'infiltre entre les roches"…
A cet imprécateur répondent André Lebeau et André-Yves Portnoff. Pour le premier, président de la Société météorologique de France, l'Europe avance par le bas, à petits pas, "non sans rencontrer des obstacles parmi lesquels figurent les jeux de pouvoir d'acteurs enkystés dans leur structure nationale" ; mais elle avance, et le rêve d'une Europe impériale n'est pas vraiment à regretter. Quant au deuxième, directeur de l'Observatoire de la révolution de l'intelligence à Futuribles, il rejoint Drancourt par le biais de la R&D, ne distinguant plus qu'une "Europe des nains"… (MT)
*** ISABEL CORTE-REAL, KOEN NOMDEN, MICHAEL KELLY, FRANCK PETITEVILLE: Administrations in Transition. Modernisation of Public Administration in Four Countries: Portugal, the Netherlands, Ireland and France. Institut Européen d'Administration Publique (22 O. L. Vrouweplein, B.P. 1229, NL-6201 BE Maastricht. Tél.: (31-43) 3296274 - fax: 3296296 - Internet: http: //http://www.eipa.nl ). Collection "Current European Issues". 2000, 136 p., 50 NLG. ISBN 90-6779-150-4.
Cet ouvrage rassemble quatre études nationales consacrées aux processus de réforme administrative en cours en France, en Irlande, aux Pays-Bas et au Portugal. Des études qui ont été voulues résolument concrètes et pratiques afin de mettre en lumière les facteurs-clés pour le succès des réformes. (MT)
*** GIANNI PITTELLA: Eurodiario 1999 - 2000. Più Mezzogiorno in Europa, Più Europa nel Mezzogiorno. Gruppo Parlamentare del Partito del Socialismo Europea (Parlamento Europeo, Rue Wiertz B-1047 Bruxelles. Internet: http://www.dspe.net ). 2001, 271 p..
Voici une initiative qui mériterait d'avoir des suites. Gianni Pittella, élu au Parlement européen dans une zone périphérique de l'Union (une petite région du Mezzogiorno italien, la Basilicata), a réuni en un volume unique des informations essentielles sur l'histoire et le fonctionnement de la construction européenne, ainsi qu'un journal de son activité de parlementaire européen. On voit le but: mettre à la disposition de ses électeurs -et des citoyens de l'Italie du Sud en général- à la fois une explication claire et simple des objectifs et des mécanismes institutionnels de l'UE et une démonstration vivante de ce qu'est l'action d'un parlementaire européen, dans sa région d'origine (d'abord pour être désigné comme candidat, ensuite pour se faire élire et maintenant comme représentant de sa région) et à l'intérieur des Institutions (à Strasbourg comme à Bruxelles). Le tout est complété par un guide des programmes et des instruments financiers européens, notamment ceux auxquels les organismes régionaux ont accès, et par quelques textes: la Charte des droits fondamentaux, un certain nombre de discours sur l'Europe particulièrement significatifs pour l'Italie (de Romano Prodi, Giorgio Napolitano, Azeglio Ciampi). Les lecteurs locaux pourront mieux comprendre ce que cherche et ce que fait l'Europe, et constater à quel point elle est impliquée dans les questions locales et régionales par ses débats et décisions concernant la politique régionale, la conservation de la nature et, dans le cas d'espèce, l'huile d'olive ou le vin. Il n'est évidemment pas question d'analyser en détail le contenu de cet "Eurodiario" (pourquoi M. Pittella cède-t-il, à propos de la directive "chocolat", à la démagogie facile de ceux qui n'ont rien compris à ce dossier ?), mais bien de souligner le principe même de cet exemple de contact, par livre interposé, entre l'Europe institutionnelle et l'opinion publique non spécialisée. Les dernières élections européennes, avec leur taux élevé d'abstentions, prouvent à quel point de telles initiatives sont à encourager. (FR)
*** JEAN-NOEL JEANNENEY (sous la dir. de): Une idée fausse est un fait vrai. Les stéréotypes nationaux en Europe. Editions Odile Jacob (Paris). 2000, 118 p., 145 FF. ISBN 2-738-0908-X.
Ce livre est issu d'un colloque organisé à l'Unesco, en décembre 1999, par Europartenaires, la Friedrich-Ebert Stiftung et la Fondation Jean Jaurès. Il est à mettre entre toutes les mains, notamment celles des politiques, des enseignants, des journalistes, sans oublier les fonctionnaires nationaux et européens. Dix-huit contributions d'auteurs de diverses nationalités (européennes) et origines socio-professionnelles, ayant tous une expérience pluriculturelle, donnent de précieuses leçons - sans concession, mais avec humour- sur la nature, l'origine, la transmission et la salutaire mise en examen critique de ces idées toutes faites, de ces "clichés", pour employer un mot moins savant que "stéréotype". On notera en particulier, outre la forte contribution de Jean-Noël Jeanneney, les réflexions d'historiens ou écrivains comme Robert Frank, Jean Lacouture, Jean-François Sirinelli, Miguel-Angel Bastenier, Ariana Montanari, Hans-Manfred Bock, Robert Picht… Sir Michael Jay, ambassadeur du Royaume-Uni à Paris, donne avec finesse et prudence son avis sur "France-Angleterre: notre petit grain de folie…", tandis que Carole Tongue, ancienne députée européenne, sans vaine précaution diplomatique, estime que "Les Britanniques peuvent bouger". Pierre Moscovici avoue que les ministres aussi ont parfois des préjugés, mais il estime que "dans l'ensemble, la constitution d'un édifice européen démocratique globalement prospère a contribué, non pas à faire disparaître les stéréotypes (…), mais à les rendre gérables". Ainsi soit-il ! (J-RR)
*** XAVIER MABILLE: Histoire politique de la Belgique. Facteurs et acteurs de changement. Editions du Centre de recherche et d'information socio-politiques (35 rue du Congrès, B-1000 Bruxelles). 2000, 505 et 29 p., 990 FB ou 24,54 euros et 190 FB ou 4,71 euros.
Xavier Mabille est l'un des plus fins connaisseurs de la vie politique belge. Cet ouvrage qui en est à sa quatrième édition en témoigne. Il éclaire avec rigueur la genèse -il démarre en 1780- et l'évolution de ce petit Etat complexe, ainsi que les acteurs collectifs qui l'ont façonné et continuent à le faire. Il est complété par une postface tirée à part qui éclaire les débuts de la période ouverte après les législatives de 1999. (MT)
*** Europe infos. Comece et Ocipe (42 rue Stévin, B-1000 Bruxelles. Tél.: (32-2) 2350510 - fax: 2303334 - E-mail: europeinfos@comece.org). Mars 2001, n° 25, 12 p.. Abonnement annuel: 25 euros, 160 FF, 1.000 FB (35 euros hors de l'UE).
Le mensuel de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne et de l'Office catholique d'information et d'initiative pour l'Europe s'intéresse notamment, dans ce numéro, à l'espace géographique de l'Union qui va s'agrandir et qui verra près de 500 millions de personnes mettre en commun une bonne partie de leur vie quotidienne, à l'avenir des services publics dans l'Union, aux perspectives de l'élargissement et aux dérives productivistes qui conduisent à revoir la Pac dans le sens d'une agriculture plus raisonnée, à 2001 qui sera une année d'épreuve pour l'euro…
*** Europa info. SEU Servizio Europa (51 via Fontivegge, I -06124 Perugia. Tél.: (39-075) 5045600 - fax: 5045602 - E-mail: info@seu.it - Internet: http://www.seu.it/europainfo ). Février 2001, n° 1, 62 p..
Au sommaire de cette revue publiée notamment par la Région italienne de l'Ombrie: un dossier sur les Fonds structurels qui s'intéresse aux aides aux PME à des fins environnementales, à celles qui sont apportées par l'Objectif 5b afin que les exploitations agricoles d'Ombrie introduisent un système de qualité, à la création d'entreprises dans la même région (dont la présence à Bruxelles fait aussi l'objet d'articles) et aux soutiens apportés dans le domaine de la musique et du théâtre…
*** Economia exterior. Estudios de Politica Exterior (6 Padilla, 28006 Madrid. Tél.: (34-91) 4312628 - fax: 5777252 - E-mail: revista@politicaexterior.com - Internet: http: //www/politicaexterior.com). Printemps 2001, n° 16, 174 p., 2.000 pta, 12 euros.
Ce numéro se focalise sur les relations entre l'Espagne et l'Allemagne à travers plusieurs contributions. Dans un premier temps, le Commissaire Günter Verheugen s'intéresse aux négociations d'adhésion qui se termineront en 2002 (Présidences espagnole et danoise) pour de premiers pays candidats, tandis que le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires européennes Ramón de Miguel analyse les répercussions des élargissements à venir pour l'Allemagne et l'Espagne au sein de l'Union. Jochen Thies et Rafael Estrella font chacun le point après le Traité de Nice, tandis que d'autres contributeurs -entre autres Joachim Bitterlich- étudient différentes facettes (notamment économiques) des relations entre l'Allemagne et l'Espagne
*** Liaisons sociales Europe. Groupe Liaisons (Service Diffusion: BP 52, F-92502 Rueil-Malmaison Cedex. Tél. (33-1) 41299991 - Internet: http: //http://www.liaisons.sociales.com ). 28 mars-10 avril 2001, n° 29, 8 p.. Abonnement annuel: 3.200 FF, 457,35 euros.
Entre l'économique et le social, le Conseil européen de Stockholm a procédé à un "rééquilibrage de pure forme", titre cette revue en première page. Elle constate, d'autre part, qu'en matière de travail temporaire et de télétravail, les partenaires sociaux européens sont "sous tension", leur dialogue étant bloqué, tandis qu'une allocation dépendance peut être qualifiée de "prestation exportable" selon la jurisprudence européenne.
Revues en bref
*** Slovenia Weekly. Ljubljana, avril 2001. Au sommaire: le développement humain, les négociations d'adhésion, les progrès du gouvernement en matière de dénationalisation, le défi de vouloir adhérer à l'Otan en 2004, les défis de la globalisation sur le plan culturel, une interview du ministre de la Culture Andreja Rihter… *** Rassegna. Rome, avril 2001. Cette revue s'interroge notamment sur les capacités de proposition et d'initiative des syndicats en vue de contribuer au développement local. Elle s'intéresse aussi à une thèse qui pénalise les travailleurs, au plus grand syndicat du monde qui est allemand et aux recherches de la Fondation Brodolini. *** La lettre d'information. Mars 2001, Paris. Cette Lettre du ministère français de la Culture contient notamment un article consacré à la réforme du court métrage mise en place en 2000. *** Vecteur. Mars 2001, Bruxelles. Au sommaire de cette feuille de la Fortis Banque belge: les défis et opportunités de l'élargissement vers l'Est par Philippe Maystadt, la dernière ligne droite avant 2002 pour l'euro, l'explosion des coûts salariaux aux Pays-Bas, le consommateur à la rescousse de l'économie belge, le pouvoir de l'or ou l'histoire d'une obsession… *** La lettre du CEPII. Paris, mars 2001. Cette lettre du Centre d'études prospectives et d'informations internationales est tout entière consacrée à un article d'Antoine Bouët qui, à la question de savoir si la sécurité alimentaire justifie encore un soutien de l'activité agricole, s'emploie à démontrer que c'est la nature publique des services territoriaux et environnementaux rendus par l'agriculture qui justifie sa prise en charge.