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Bulletin Quotidien Europe N° 7955
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/senegal

Le protocole actuel de pêche est prolongé

Bruxelles, 30/04/2001 (Agence Europe) - Lors d'une quatrième réunion à Dakar, de lundi à mercredi dernier, la Commission européenne et le Sénégal sont convenus de prolonger de trois mois les dispositions de l'actuel protocole d'accord de pêche, qui devaient expirer le 30 avril, le temps de trouver un terrain d'entente sur la signature d'un nouveau protocole entre les deux parties (voir EUROPE du 18 avril, p.17). Si certains Etats membres ont effectivement demandé une augmentation des droits de pêche, un expert a rappelé que l'UE devait faire face à un durcissement de la position sénégalaise (caractéristique qui tendrait à se généraliser lors des négociations des accords de pêche avec les pays tiers, comme le Maroc ou l'Angola), notamment sur l'adaptation de la contrepartie des compensations financières, la délimitation des zones de pêche, la durée des licences ou encore le problème des captures accessoires.

Ces négociations sont d'autant plus difficiles que le Sénégal est confronté à certaines échéances politiques internes et que la Commission envisage d'introduire de nouvelles dispositions importantes dans ce protocole, comme une clause sur la suspension des dispositions du protocole en cas de troubles politiques (pour tenir compte du précédent avec la Guinée-Bissau) ou la possibilité de réévaluer à mi-parcours le protocole pour revoir les possibilités de pêches en fonction de l'exécution des quotas (ce qui pourrait se solder par une diminution des compensations financières de l'UE).

La préservation des droits de pêche pendant trois mois devrait suffire à conclure un nouveau protocole de pêche avec le Sénégal, indique-t-on de source diplomatique. La Commission rappelle que les principes qui guideront la fixation des possibilités de pêche de ce nouvel accord seront la protection des ressources halieutiques et la prise en compte du principe de précaution et de la dimension sociale et économique du secteur. Les captures de navires européens représenteraient, selon la Commission, environ 6,5% des captures de tous les navires industriels exerçant des activités de pêche dans les eaux sénégalaises. Ces bateaux sont présents « dans des lieux de pêche qui ne sont que peu exploités par la flotte artisanale ou industrielle locale », précise-t-elle encore.

Rappelons que le protocole actuel prévoit des possibilités de pêche pour les chalutiers, les thoniers et les navires pélagiques. Les activités de pêche des navires communautaires concernent principalement le thon, la crevette de haute mer et les espèces démersales comme le merlu, ainsi que les espèces vivant en eaux moins profondes, telles que les céphalopodes et le mérou. La compensation financière versée par l'UE en application du protocole actuel s'élève au total à 48 millions d'euros (sur quatre ans).

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