Bruxelles, 26/04/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne est "très satisfaite des progrès accomplis par la Slovaquie depuis 1999", a déclaré Dirk Meganck, négociateur en chef de la Commission européenne pour l'adhésion de la Slovaquie, à l'occasion de l'audition organisée mardi par la commission des Affaires étrangères du Parlement européen sur l'état d'avancement des négociations d'adhésion avec ce pays. Les domaines dans lesquels la Slovaquie doit "continuer à faire des progrès" sont: la lutte contre la corruption, l'amélioration de la situation des roms, la stabilité politique, la réduction du déficit public et du très fort taux de chômage. Quant à l'adoption et la mise en œuvre de l'acquis, "certains chapitres sont difficiles, mais en comparaison avec d'autres pays candidats, il n'y a pas de problème particulier" , a souligné le négociateur en chef de la Commission européenne.
Pour Jan Figel, négociateur en chef de la Slovaquie, après 1999, année consacrée aux "critères politiques" d'adhésion, et 2000, année des "critères économiques", 2001 sera l'année "adoption de l'acquis/législation". Quelque "175 normes législatives doivent être adoptées au cours de l'année", a-t-il précisé.
Rappelant que 23 chapitres de négociation sur 30 ont été ouverts avec la Slovaquie, dont 12 ont déjà été provisoirement clos, Jan Figel a souligné que l'objectif de son pays est d'ouvrir les six derniers chapitres au cours de ce semestre, y compris celui du contrôle financier, qui "ne figure pas encore dans le programme de travail de la Présidence". Toujours sous Présidence suédoise, la Slovaquie souhaiterait clore les négociations sur les sujets suivants: "télécommunications, douane, droit de la concurrence, politique sociale et emploi, libre circulation des services, libre circulation des capitaux".
Enfin, la Slovaquie trouve les craintes pour une arrivée massive de travailleurs slovaques, après l'adhésion, dans les actuels pays membres "exagérées et économiquement injustifiées" mais "comprend, d'un autre côté, la dimension politique de cette question dans certains Etats membres". La Slovaquie demande la plus grande flexibilité possible et la différenciation entre les candidats.