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Bulletin Quotidien Europe N° 7953
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/colombie

L'UE devrait réaffirmer son soutien politique au processus de paix en Colombie et annoncer une nouvelle aide financière lors de la Conférence de soutien au processus de paix, le 30 avril à Bruxelles

Bruxelles, 26/04/2001 (Agence Europe) - L'Union européenne devrait annoncer une nouvelle aide d'une centaine de millions d'euros à la Colombie, lors de la conférence internationale du "groupe d'appui" au processus de paix en Colombie qui se tiendra lundi 30 avril à Bruxelles, sous l'égide de la Banque interaméricaine de développement (BID) et de la Commission européenne. Quelque 200 personnes représentant 30 pays et organisations internationales (BID, Banque mondiale FMI, Corporation andine de développement, etc.) sont attendus pour cette troisième réunion de soutien au processus lancé par le président colombien Andres Pastrana en 1999. La réunion sera ouverte notamment par le Commissaire Chris Patten, le Secrétaire d'Etat suédois à la coopération, Gun-Britt Andersson, les ministres colombien des Affaires étrangères, Guillermo Fernández de Soto, et de l'Economie, Augusto Ramirez Ocampo, ainsi que le Haut Représentant colombien pour la paix Camilo Gomez. La délégation des Etats-Unis sera représentée par le sous-secrétaire pour les relations internationales, Marc Grossman. Les pays de la région, notamment le Venezuela, le Brésil et le Mexique, seront également représentés à un niveau élevé.

L'UE a indiqué qu'elle souhaiterait en outre que les représentants de l'opposition colombienne et des candidats à la prochaine élection présidentielle de la mi 2002 soient présents lundi (le président Pastrana ne pourra pas, constitutionnellement, se représenter), indiquent des sources communautaires. "Le gouvernement colombien serait le premier intéressé par une présence de l'opposition, qui participe déjà au Front commun pour la paix en Colombie, mais les candidats ne devraient pas être présents, à cause de problèmes d'agenda", relève l'ambassadeur de Colombie à Bruxelles, Roberto Arenas Bonilla.

Les travaux seront consacrés dans la matinée à un bilan politique du processus de paix, et dans l'après-midi à une évaluation de l'aide déjà promise et des nouveaux engagements. Sur le plan politique, "l'Union européenne confirmera son soutien politique ferme aux efforts de paix du président Pastrana", annonce la Commission dans un communiqué, en rappelant que plusieurs Etats membres de l'UE font partie du "groupe de facilitation" du processus de paix qui accompagne les négociations entre le gouvernement et les groupes de guérilla. Des sources communautaires précisent toutefois qu'il ne s'agit pas d'un appui au "Plan Colombie" dont certains aspects militaires financés par les Etats-Unis sont contestés, mais d'un soutien spécifique de l'UE au "processus de paix". En octobre dernier, le Conseil avait défini la ligne politique européenne, consistant à soutenir uniquement les aspects sociaux et économiques du processus de paix (voir EUROPE des 26 et 27 octobre 2000).

Sur le plan financier, EUROPE croit savoir que le Commissaire européen aux relations extérieures Chris Patten devrait annoncer à cette occasion une nouvelle aide de 100 à 105 millions d'euros sur six ans, qui s'ajoutera à l'aide de 115 millions d'euros (105 millions pour l'aide au développement et 10 millions d'aide humanitaire) annoncée lors de la dernière conférence pour la Colombie, le 24 octobre dernier.

Le Commissaire Patten devrait faire le point sur les premiers projets financés et ceux qui pourront bénéficier de l'aide européenne. A l'issue de deux missions d'évaluation sur place, la Commission a défini une série de projets de développement des infrastructures scolaire et de santé, et de développement agraire dans l'Etat de Magdalena Medio, au centre de la Colombie. Cet Etat, moins concerné que le sud de la Colombie par la culture de drogue et les conflits armés, a été sélectionné parce qu'une intervention préventive rapide y était possible, sur la base des projets déjà bien définis par la Banque interaméricaine de développement, indique-t-on à la Commission, en précisant qu'il s'agira d'un "laboratoire de la paix", "d'un bon test". La Commission a identifié en outre des projets dans le domaine des droits de l'homme, qui devraient bénéficier d'une aide de quelque 10 millions d'euros dans le cadre du paquet de 100 millions qui sera annoncé lundi. "Faut-il conditionner l'aide au respect des droits de l'homme en Colombie, ou contribuer à ce que les droits de l'homme soient respectés? Nous pensons que les deux approches doivent aller de pair", relève une source communautaire.

La Présidence suédoise présentera en outre lundi un bilan général des aides fournies par les pays membres de l'UE, soit au niveau bilatéral, soit par le biais des agences des Nations Unies. Selon les données fournies par l'ambassade de Colombie à Bruxelles, l'Espagne s'est déjà engagé en juillet dernier à fournir 100 millions d'euros (70 millions en crédits et 30 millions sous forme d'aide non remboursable), la Suède 16 millions, l'Italie 15 millions, la Finlande 2 millions et le Portugal 300.000 euros. Les engagements de la communauté internationale s'élevaient jusqu'à présent à 871 millions d'euros, pour un processus de paix dont le coût total est évalué à 7,5 milliards de dollars par le gouvernement colombien (8,3 milliards d'euros).

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