Bruxelles, 26/04/2001 (Agence Europe) - Le président Romano Prodi s'est entretenu, mercredi soir, depuis Bruxelles avec l'astronaute italien Umberto Guidoni qui vient de rejoindre la station spatiale internationale. Il lui a notamment demandé s'il est possible d'observer depuis l'espace les conséquences de la pollution atmosphérique. M. Prodi était accompagné du directeur de l'Agence spatiale européenne (ESA), Antonio Rodotà, qui avait participé le matin même, avec le Commissaire Philippe Busquin, à une réunion de la nouvelle task force commune UE-ESA sur l'espace. Lors d'une conférence de presse, MM. Busquin et Rodotà ont réaffirmé la nécessité pour l'ESA, qui constitue le bras opérationnel, et l'UE, qui assume un rôle plus politique, de mieux coordonner leurs activités. "Ensemble, nous avons vraiment ouvert un nouveau chapitre de l'histoire des activités spatiales européennes", a dit M. Rodotà en expliquant que la stratégie spatiale n'a pas été définie une fois pour toutes mais qu'elle sera mise à jour au quotidien.
EUROPE croit savoir que quatre groupes de travail ont été mis en place. Ils portent sur: (1) les connaissances scientifiques (exobiologie et autres travaux de recherche scientifique réalisés en dehors de l'atmosphère; missions spatiales); (2) les applications (Galileo; GMES; télécommunications); (3) le renforcement des fondements des activités spatiales; (4) les questions horizontales. Ce dernier groupe doit examiner les mécanismes à mettre en place et réfléchir à un accord-cadre qui permettra à terme de transformer l'ESA en agence de l'UE. Une nouvelle réunion aura lieu à Paris le 2 mai. Elle sera principalement consacrée au système GMES (Global Monitoring for Environment and Security). Il s'agit de préparer, dans la perspective des Conseils des ministres de l'UE et de l'ESA qui se réunissent en juin prochain, un document de travail conjoint qui proposera la marche à suivre pour la mise en route progressive de ce système qui pourrait commencer à fonctionner partiellement en 2004 pour atteindre sa vitesse de croisière vers 2012. Pour atteindre un système pleinement opérationnel de surveillance de la terre répondant aux besoins en matière d'environnement, de météorologie et de sécurité, l'Europe aura besoin de se doter de nouveaux moyens mais surtout de mettre en réseau ceux dont elle dispose déjà, le cas échéant en assurant leur compatibilité ou en développant leurs performances. Ce travail nécessitera une dizaine d'années . Un financement de l'ordre de 700 millions d'euros sur cinq ans pourrait être envisagé dans un premier temps. Environ 500 millions d'euros pourraient provenir du programme "Spacewatch" de l'ESA et le reliquat proviendrait du 6ème programme-cadre de recherche de l'UE.