Bruxelles/Moscou, 02/04/2001 (Agence Europe) - Le Commissaire européen Pascal Lamy a confirmé, vendredi à Moscou, le soutien de l'Union à la demande de la Russie visant à accéder à l'Organisation mondiale du commerce, en admettant que ce processus ne peut être parachevé que graduellement.
"La conférence de ce jour a concentré les esprits et injecté du dynamisme dans la démarche d'accession de la Russie à l'OMC, un processus graduel qui ne peut être complété du jour au lendemain", a déclaré M. Lamy à l'occasion de la table ronde sur l'intégration de ce pays dans le système économique et commercial international, organisée par la Présidence suédoise et la Commission européenne. "La Russie peut compter sur nous pour l'accompagner tout au long de ce chemin", a-t-il dit. Depuis la notification de la demande russe, en 1993, le processus se déroule à la fois sur le plan multilatéral et bilatéral. À Genève, un groupe de travail spécifique examine le régime commercial de la Russie et les changements nécessaires pour le mettre en conformité avec les exigences de l'OMC (voir EUROPE du 31 mars, p.8); parallèlement, une série de négociations bilatérales sur les futurs engagements d'accès aux marchés des biens et services sont menées par Moscou avec ses principaux partenaires commerciaux déjà membres du "Club". L'UE est le premier d'entre eux, contribuant à près de 40% des importations et des exportations de la Russie.
Cette toute première visite à Moscou de Pascal Lamy était également l'occasion de faire le point avec les autorités et l'Assemblée russe sur la relation bilatérale inscrite dans le cadre de l'Accord de Partenariat et de Coopération signé en 1994. M. Lamy a notamment souligné l'importance que l'Union attache à la pleine application et au respect intégral de cet Accord, ainsi que son espoir d'y intégrer des règles procédurales contraignantes pour le règlement des différends. M.Lamy a aussi insisté sur la nécessité de trouver, dès cette année, le moyen de renforcer la transparence et la convergence des règles afin de faciliter davantage les échanges commerciaux entre l'Union et la Russie.