Stockholm, 23/03/2001 (Agence Europe) - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE et la Commission européenne ont, à l'ouverture du Conseil européen de Stockholm, eu un échange de vues d'une quinzaine de minutes sur une des questions qui préoccupent le plus l'opinion européenne actuellement: les menaces à la sécurité alimentaire suite aux crises de la vache folle d'abord, de la fièvre aphteuse maintenant. Les conclusions du Conseil européen refléteront notre solidarité à l'égard des Etats membres frappés par cette dernière crise, a affirmé le premier ministre Göran Persson, comme l'a indiqué à la presse le Secrétaire d'Etat Lars Danielsson. Le président du Conseil européen, a précisé M. Danielsson, a aussi insisté sur la nécessité de tenir compte à la fois des inquiétudes des éleveurs et des consommateurs, de mettre l'accent sur la sécurité alimentaire et de confirmer la confiance des Quinze dans les autorités nationales et européennes, et en particulier dans la Commission et dans le Comité vétérinaire permanent.
Toujours selon les indications de M. Larsson, au cours de ce bref échange de vues sont intervenus le premier ministre britannique Tony Blair, qui a reconnu que la situation est « très sérieuse » et a souhaité de l'aide en matière vétérinaire. Le Taoiseach, Bertie Ahern, a souligné que la solidarité est « très importante », et a exprimé sa « pleine confiance » dans le travail « très efficace » du Comité vétérinaire. Le premier ministre néerlandais Wim Kok a insisté lui aussi sur l'importance de la « solidarité » entre Etats membres et a affirmé que la Commission doit continuer à jouer « un rôle central » dans les efforts visant à maîtriser ces crises. Ce sommet n'est pas la bonne occasion pour se lancer dans une discussion sur l'avenir de la PAC, mais il faudra tenir compte de ces crises lorsqu'on procédera, en 2002-2003, à la révision des perspectives financières, a-t-il ajouté. Le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel a mis lui aussi l'accent sur le « rôle central » de la Commission européenne, et a souhaité que l'on décide aussi rapidement que possible quel sera le siège de la future Agence européenne de la sécurité alimentaire - ce qu'a demandé aussi le premier ministre finlandais Paavo Lipponen (rappelons qu'Helsinki est une des villes candidates).
Personne n'a demandé de l'argent, personne n'a demandé de modifier les prévisions financières, a affirmé M. Larsson en répondant à des questions. Les pays affectés ont souhaité des « ressources vétérinaires », a-t-il dit.