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Bulletin Quotidien Europe N° 7930
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/zimbabwe

Le Parlement demande à l'UE de renforcer les pressions sur le Zimbabwe afin de faire cesser la campagne de violence menée par M.Mugabe

Strasbourg, 23/03/2001 (Agence Europe) - En adoptant, lors de son débat d'urgence de la semaine dernière, une résolution sur la situation au Zimbabwe, le Parlement européen condamne la poursuite de la campagne de meurtres, de violences, de menaces et de harcèlement menée par le président Mugabe et le parti au pouvoir du Zanu-PF contre les opposants politiques, les salariés agricoles, les fermiers blancs et les homosexuels. Il condamne aussi la décision du président Mugabe (du 6 octobre 2000) accordant l'amnistie à quiconque est poursuivi pour des crimes à motifs politiques survenus entre le 1er janvier et le 31 juillet 2000. Il exige une enquête immédiate, complète et impartiale sur tous les crimes graves et autres atteintes aux droits de l'homme. Le Parlement demande à la Commission européenne et aux Etats membres de suspendre toute aide au développement tant que la démocratie et l'Etat de droit n'auront pas été entièrement rétablis dans le pays. La Commission est aussi invitée à identifier tous les avoirs détenus à l'étranger par le président et ses partisans. Le Parlement invite le Conseil et la Commission à envisager une action dirigée contre le gouvernement du Zimbabwe et à ouvrir les consultations prévues par l'article 96 de l'accord de Cotonou. Les Etats membres, le Conseil et la Commission sont aussi invités à renforcer les pressions sur le Zimbabwe en exprimant constamment leurs préoccupations quant au respect des droits de l'homme dans le pays à chaque contact de nature diplomatique avec les autorités du Zimbabwe. Cette dernière phrase provient d'un amendement du groupe libéral, adopté par 62 voix, contre 45 et 2 abstentions, qui remplace un paragraphe de la résolution initiale qui regrettait les décisions du gouvernement belge, du président Chirac et du Commissaire Nielson de rencontrer le président Mugabe, les 5 et 6 mars, soit deux jours à peine après un ultime meurtre brutal au Zimbabwe.

Lors du débat, tous les orateurs ont réclamé, à l'instar du libéral néerlandais Jan Mulder, une action plus ferme de la Commission et des Etats membres de l'Union contre le régime de M. Mugabe. Certains, comme le conservateur britannique Geoffrey Van Orden, ont plaidé pour l'isolement complet du régime. Estimant que "si l'on fait de Mugabe une sorte de démon, on obtiendra l'effet inverse de ce que l'on recherche", le Commissaire Erkki Liikanen a rappelé que les sanctions doivent être prises en dernier recours et que la Commission et les Etats membres ont pour l'instant opté pour le dialogue.

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