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Bulletin Quotidien Europe N° 7930
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Anna Diamantopoulou va rencontrer les partenaires sociaux pour tenter de débloquer la situation sur le travail intérimaire - Appel de Mmes Guigou et Onkelinx pour une politique européenne de la qualité de l'emploi

Stockholm, 23/03/2001 (Agence Europe) - Au cours du Sommet du dialogue social, qui s'est tenu jeudi 22 mars dans l'après-midi à Stockholm, les partenaires sociaux européens ont apporté leur soutien à la stratégie de Lisbonne. Ils ont exprimé leur intention de faire avancer le dialogue social sur les travaux relatifs à la formation tout au long de la vie et de promouvoir, dans le sillage de Lisbonne, la modernisation et l'adaptation des relations de travail. Pour les partenaires sociaux, le télétravail doit faire l'objet d'orientations négociées au niveau européen. Ils ont informé la Commission de l'état de leurs négociations sur le travail intérimaire - qui étaient pour rappel toujours en échec jeudi midi (voir EUROPE du 23 mars p. 11) - et accepté de rencontrer Anna Diamantopoulou dans les prochains jours à Bruxelles pour tenter de trouver une solution à une « question qui touche profondément les travailleurs » comme l'a souligné la Commissaire qui « croit par ailleurs qu'ils y arriveront ». Pour Mme Diamantopoulou, « le dialogue social est donc toujours en vie puisque les deux composantes - patronale et syndicale- dudit dialogue ont accepté de la rencontrer et de ne pas abandonner tout espoir avant de l'avoir vue ».

« J'ai bien pris note avec intérêt de la démarche annoncée par la Commissaire Anna Diamantopoulou, dont j'apprécie l'esprit, de convoquer les partenaires sociaux pour mieux clarifier les positions des uns et des autres », a commenté le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) Emilio Gabaglio. Tout en rappelant que « face à un échec des partenaires sociaux dans la négociation, la Commission doit reprendre l'initiative du côté législatif », M. Gabaglio s'est déclaré « ouvert et preneur d'une rencontre entre partenaires sociaux pour essayer une clarification des positions patronales ». Il a également salué la « déclaration claire et nette » du Président Romano Prodi à ce propos: « Je sais très bien qu'il y a des personnes qui pensent que le dialogue social n'est plus nécessaire, que c'est démodé et qui souhaiteraient le remettre en question. Mais moi je pense que c'est la pierre angulaire du modèle social européen».

De son côté, le président du patronat européen (Unice) Georges Jacobs s'est lui aussi déclaré « tout à fait ouvert à la proposition de la Commissaire Diamantopoulou pour réexpliquer les positions afin qu'il n'y ait aucun malentendu. » Et d'ajouter: « Nous ne comprenons pas la décision de la CES que nous regrettons. Notre offre, qui est tout à fait attrayante, reste sur la table telle quelle ». « Notre offre est attrayante parce qu'elle propose un mécanisme de protection des travailleurs par le biais d'un principe de non-discrimination garanti au niveau européen », a renchéri Thérèse de Liedekerke, directeur à l'Unice.

Mme Guigou et Onkelinx demandent que le Sommet de Stockholm accorde
la priorité à la qualité de l'emploi

Laurette Onkelinx, vice-premier ministre et ministre belge de l'Emploi et de l'Egalité des chances, et Elisabeth Guigou, ministre française de l'Emploi et de la Solidarité, ont présenté au cours de la réunion du dialogue social (qui pour rappel réunit les présidences actuelle, passée et future du Conseil de l'UE, la Commission et les partenaires sociaux européens) "une position commune" pour le Conseil européen qui se tient à Stockholm. Elles affirment que le Sommet de Stockholm doit « être l'occasion de confirmer le haut degré de priorité politique et de volonté collective dégagés à Lisbonne en matière de croissance économique, de plein emploi et de cohésion sociale ». Ce Sommet « pourrait aborder la qualité de l'emploi, l'équilibre entre souplesse et sécurité pour les travailleurs et les entreprises, la réponse au défi du vieillissement actif, une véritable égalité des chances entre hommes et femmes ». Mmes Guigou et Onkelinx estiment que le Sommet doit accorder la priorité à la « définition de critères constitutifs de la qualité de l'emploi » et « pourrait donner mandat en vue du Sommet européen de Laeken pour que, sur la base de la communication de la Commission, la qualité de l'emploi soit inscrite dans les lignes directrices pour l'emploi 2002 et qu'elle serve de fondement au renforcement du socle de normes communes en matière de politique sociale ».

M. Vandenbroucke insiste sur la coordination des systèmes de sécurité sociale et la mobilité des travailleurs

Le ministre belge des Affaires sociales Franck Vandenbroucke a qualifié le sommet du dialogue social de « très intéressant et utile avec des débats très politiques et très profilés » et souligné la nécessité de « poursuivre dans la continuité du Sommet de Lisbonne en renforçant les politiques économique, de l'emploi et sociale ». Il est essentiel de « définir des objectifs sociaux communs en ce qui concerne nos systèmes de pensions », a-t-il indiqué en annonçant que la Présidence belge de l'UE allait entamer « un débat de fond sur la démographie et définir des objectifs pour mieux encadrer un processus de coordination ouverte en matière de pensions. C'est un processus où on ne va pas harmoniser mais bien définir des objectifs et échanger des expériences pour stimuler les gouvernements à agir », a insisté M. Vandenbroucke.

A propos de la politique d'immigration de travailleurs hautement qualifiés, qui a aussi été abordée au cours de cette réunion, le ministre belge a dit avoir « beaucoup d'hésitations ». « C'est une solution trop facile à nos problèmes . Il y a pas mal de personnes encore sans emploi en Europe. L'objectif du plein emploi doit absolument être poursuivi et il faut investir dans le capital humain. S'il y a pénurie dans les marchés européens de l'emploi, il faut d'abord accroître la mobilité intra-européenne et à ce titre il est important de coordonner les systèmes de sécurité sociale sur base du règlement 1408/71 qu'il faut de toute urgence simplifier et modifier, et lancer dès demain, sur base des décisions à prendre au Sommet de Stockholm un débat politique sur cette question, pour assurer aux travailleurs mobiles en Europe la jouissance de leurs droits sociaux sans nuire à leur mobilité ».

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