Bruxelles, 12/03/2001 (Agence Europe) - Alors que Loyola de Palacio, Commissaire chargée de l'Energie, doit présenter mardi un échéancier pour la libéralisation complète des marchés du gaz et de l'électricité (voir p.12), les gestionnaires du câble électrique sous-marin reliant le Royaume-Uni et la France ont accepté d'ouvrir l'accès aux infrastructures utilisées pour le transport d'énergie électrique entre les deux pays.
L'unique liaison d'interconnexion sous-marine entre le Royaume-Uni et la France possède une capacité totale de 2000 MW dans chaque direction. Elle est détenue conjointement par National Grid, société britannique indépendante, et par RTE, qui fait partie du géant EDF tout en ayant une équipe de direction et une comptabilité distinctes. Dans le cadre d'un accord qui expire ce mois-ci, l'utilisation de l'interconnexion était réservée à EDF pour des exportations vers le Royaume-Uni. Suite à des observations faites par la Commission européenne, National Grid et EDF ont décidé d'ouvrir l'accès à la liaison, sans qu'aucune réservation ne soit faite au bénéfice d'une société donnée. Selon la Commission, l'octroi d'un droit de transport prioritaire à une société donnée - EDF en l'occurrence - aurait représenté un abus de position dominante potentiel, discriminatoire à l'égard des autres opérateurs. RTE a également revu le système de transit de l'électricité en France, afin de permettre à des opérateurs établis dans d'autres Etats membres du continent souhaitant utiliser l'interconnexion Royaume-Uni-France de ne pas voir leurs projets entravés par une répartition restrictive des droits de transit en France. RTE supportera les coûts de congestion et les pertes en France.