Bruxelles, 02/03/2001 (Agence Europe) - Dans une lettre adressée à Göran Persson, président en exercice du Conseil européen, le Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) Emilio Gabaglio a indiqué les priorités de la CES pour le Conseil européen de Stockholm:
1) l'objectif du plein emploi, accompagné de mécanismes pour l'atteindre, doit être au coeur des décisions de Stockholm. Tout comme la Commission européenne, la CES estime que les objectifs de plein emploi nationaux doivent être fixés en consultation avec les partenaires sociaux;
2) la stratégie équilibrée de Lisbonne, incluant des politiques macro-économiques, sociales et structurelles doit se refléter dans les conclusions de Stockholm. L'Union doit aussi garder comme objectif une croissance de 3% nécessaire pour réaliser le plein emploi;
3) le sommet doit reconnaître l'importance de la façon dont le processus de réforme doit être géré. La CES est déçue que cette question ne fasse pas l'objet d'un point séparé dans le rapport de la Commission, particulièrement à la lumière des propositions qui figurent à l'Agenda social, de celles actuellement en discussion sur l'information-consultation des travailleurs au plan national et de celles sur la mise en place de l'Observatoire des changements structurels. Le sommet devrait reconnaître l'importance de ces mesures et mettre en évidence la pratique européenne de gestion du changement par le dialogue social et le partenariat social, par des politiques actives du marché du travail et de la protection sociale, et par des services publics de qualité;
4) le sommet doit clarifier la relation entre la stratégie de Lisbonne et les processus en matière de politiques économique, d'emploi, sociale, industrielle et de protection sociale existantes, et rendre cette stratégie et ces politiques plus cohérents;
5) le sommet doit souligner l'importance de la formation tout au long de la vie et de l'égalité d'accès à cette formation pour les femmes et les hommes. Il devrait endosser les objectifs contenus dans les lignes directrices pour l'emploi 2001, à savoir doubler d'ici 2005 le nombre de travailleurs en formation pour arriver au taux de 10% de la population active d'ici 2010. Il devrait également encourager les partenaires sociaux à conclure des accords visant à promouvoir la formation tout au long de la vie au niveau de l'entreprise, et plus particulièrement à donner à chaque travailleur, d'ici 2003, l'opportunité d'avoir une formation initiale aux nouvelles technologies. Enfin, le sommet devrait fixer des objectifs en matière d'accroissement des investissements dans les ressources humaines, comme proportion du PNB.