Bruxelles, 23/02/2001 (Agence Europe) - Le Coreper a approuvé mercredi une position commune de négociation de l'UE qui prévoit de conclure provisoirement les négociations d'adhésion avec la Slovénie sur le chapitre "énergie" lors de la prochaine réunion de négociation (au niveau des suppléants) prévue pour les 29/30 mars prochain. Jusqu'ici, seulement la Hongrie avait pu clôturer ce chapitre qui -pour certains pays candidats- est particulièrement sensible en raison du volet "sécurité nucléaire". La position commune de l'UE, cependant, prévoit expressément que les Quinze pourront revenir sur ce chapitre, notamment à la lumière des résultats d'un groupe de travail (Working Group on Atomic Questions) que le Conseil a mis en place en vue de définir les critères de sécurité nucléaire que les candidats devront remplir avant leur adhésion. Ce groupe d'experts fournira aussi une évaluation de la capacité actuelle des candidats de se conformer à ces critères. Le rapport final du groupe est attendu avant la fin de la présidence suédoise. A propos de la centrale nucléaire de Krsko, la Slovénie est encouragée à attacher une importance particulière à une bonne coopération avec les autorités croates (qui sont co-propriétaires de la centrale), à la capacité de faire face à des situations d'urgence et au risque sismique dans la région autour de Krsko.
Lors de la même réunion du 21 février, le Coreper a également approuvé une position commune de l'UE pour les négociations d'adhésions avec la République tchèque sur ce même chapitre "énergie". Contrairement à la Slovénie, la République tchèque ne pourra pas provisoirement clôturer ce chapitre lors de la réunion de négociation des 29/30 mars, en raison notamment des divergences à propos de la sécurité de la centrale de Temelin. L'Autriche a présenté au Coreper une déclaration écrite (appuyée par l'Allemagne) précisant que l'Autriche fera dépendre sa future position sur une éventuelle fermeture du chapitre "énergie" avec la République tchèque des résultats du groupe de travail du Conseil sur les questions nucléaires (Working Group for Atomic Questions), mais aussi des résultats d'une évaluation d'impact environnemental qu'elle souhaite qu'on effectue à Temelin, selon les règles communautaires en vigueur en cette matière.