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Bulletin Quotidien Europe N° 7902
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/education

Le Conseil a adopté le rapport sur les futurs objectifs des systèmes d'éducation et de formation dans l'UE

Bruxelles, 13/02/2001 (Agence Europe) - Le Conseil Education a adopté, lundi, à l'unanimité son rapport sur "Les objectifs concrets futurs des systèmes d'éducation et de formation". Ce rapport, qui se situe dans le droit fil du Sommet de Lisbonne, sera examiné par les chefs d'Etat et de gouvernement lors de leur réunion à Stockholm les 23 et 24 mars prochains. Voir aussi EUROPE du 10 février, p.9.

Le Conseil a décidé qu'au cours de l'année 2001, il déterminera, en coopération avec la Commission: - comment évaluer le degré de réalisation des objectifs; - quels travaux concrets il faudra entreprendre au niveau européen dans chacun des domaines concernés; - quels domaines se prêtent à une évaluation par des pairs, aux échanges de bonnes pratiques et comment il serait possible de mesurer les progrès accomplis au moyen d'un système de benchmarking (ce point suscitait des réserves allemande et néerlandaise, qui ont été levées); - quels domaines nécessiteront l'élaboration de nouveaux indicateurs. Les résultats de ce travail feront l'objet d'un nouveau rapport que le Conseil Education soumettra au Sommet de Barcelone au printemps 2002.

Des hésitations allemandes sur les échanges de bonnes pratiques entre les Etats membres en matière d'éducation ont suscité certaines interrogations. Dans sa réponse à la lettre que le Premier ministre suédois Göran Persson avait envoyée, au début de la Présidence suédoise, à tous les Etats membres pour connaître leurs priorités pour le Sommet de Stockholm, le Chancelier Schröder avait insisté sur l'éducation (il avait cité: - la mise au point de compétences de base; - l'établissement de sites internet; - l'apprentissage tout au long de la vie ainsi que les échanges de bonnes pratiques entre Etats membres). La délégation allemande a mis un terme à la controverse en levant ses réserves. La conception "internationale de l'éducation" de M. Schröder a été jugée "excellente et très constructive" par la Commissaire Viviane Reding, et "positive" par le ministre français Jean-Luc Melenchon qui a trouvé "la position de Schröder plus allante par rapport à ce que nous avons l'habitude d'observer". Le ministre grec Petros Efthymiou a souligné l'importance du rôle joué par l'éducation dans la "promotion des valeurs humanistes partagées par nos sociétés", ce qui a été inclus dans le texte du rapport.

Les ministres ont aussi accueilli très favorablement le "Mémorandum de la Commission sur l'éducation et la formation tout au long de la vie" (voir EUROPE du 15 novembre, p.12). La Commission tiendra compte des différents commentaires politiques ainsi que des consultations de citoyens et les intégrera dans le plan d'action qu'elle prépare pour fin 2001. Viviane Reding leur a présenté le rapport d'évaluation sur la première phase du programme communautaire Leonardo da Vinci (1995-1999). Elle a informé les ministres du lancement de l'année européenne des langues 2001, qui aura lieu de manière formelle à Lund (Suède) du 18 au 20 février, ainsi que de l'ouverture de la 3ème phase du programme Tempus (enseignement supérieur) à la République fédérale de Yougoslavie.

A l'issue de la réunion, Mme Reding a dit que "ce Conseil a été important parce qu'il constitue un nouveau point de départ pour la prise en considération de l'éducation dans les politiques économique et du monde du travail". "C'est la première fois que les ministres de l'Education élaborent un projet qui va servir aux chefs d'Etat et de gouvernement pour mettre sur pied une nouvelle politique de l'emploi fondée sur trois piliers: social et travail; économie; éducation", a-t-elle ajouté.

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