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Bulletin Quotidien Europe N° 7890
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/affaires interieures

Maj-Inger Klingvall plaide pour une politique commune d'asile et d'immigration solidaire, humaine et juste

Bruxelles, 26/01/2001 (Agence Europe) - "La Suède veut développer et faire progresser une politique commune d'asile et d'immigration qui soit caractérisée par la solidarité, l'humanité et la justice. Pour cela, il nous faut des règles communes et des normes communes au plus haut niveau possible", déclaré Maj-Inger Klingvall, ministre suédoise de la coopération, des migrations et de la politique d'asile, devant la commission justice et affaires intérieures du PE, le 23 janvier. La présidence suédoise de l'UE attache une importance particulière aux questions du statut de protection temporaire (réfugiés) et du regroupement familial (immigrants illégaux), a dit Mme Klingvall. Pour atteindre cet objectif, a-t-elle souligné, il faut "des règles qui nous indiquent quels sont les droits des autres citoyens que ceux de l'UE (…) il faut essentiellement protéger les personnes qui entrent dans un pays et assurer leurs droits et discuter de la problématique du manque de main-d'oeuvre dans l'UE et donc de l'immigration vers nos pays". A propos de l'élargissement de l'UE, Mme Klingvall a dit souhaiter "ouvrir une brèche (…) sur des dossiers difficiles comme la libre circulation des personnes".

La présidence suédoise, a rappelé Mme Klingvall, accorde la priorité aux dossiers suivants: 1) directive sur la protection provisoire (afin de recevoir et protéger un groupe important de personnes qui doivent, pour une période limitée, fuir leur pays suite à une guerre ou à l'épuration ethnique). La Présidence espère un accord politique au Conseil de fin mai; 2) directive sur les conditions de réception du demandeur d'asile; 3) Convention de Dublin; 4) règlement Eurodac. Elle a souligné également: - l'importance de disposer d'un instrument juridique de l'UE sur la réunification des familles; - l'importance, aussi, des statistiques: une réunion d'experts en matière d'asile et d'immigration aura lieu en avril, avec la coopération de la Commission et d'Eurostat, afin d'essayer d'établir des normes communes et des définitions communes permettant de disposer de "statistiques raisonnables en la matière".

Quant au contrôle aux frontières et de l'immigration illégale, Mme Klingvall a indiqué que la présidence suédoise appréciait beaucoup le texte de la présidence française sur la politique des visas et espérait son acceptation rapide par le Parlement européen. A propos de la lutte contre le trafic de femmes et d'enfants à des fins sexuelles, elle a souligné qu'il fallait aider les victimes et a rappelé que la Suède a pris des initiatives de la coopération entre UE et 10 pays d'Asie de l'Est et du Sud-Est. Par ailleurs, elle a indiqué qu'elle poursuivra les discussions avec l'Albanie, le Sri Lanka, la Turquie, l'Inde, l'Afghanistan, la Somalie, et continuera à consulter les pays tiers (Suisse, Norvège, Canada, Etats-Unis, Australie, pays candidats évidemment).

Répondant aux questions des parlementaires, Mme Klingvall a évoqué les thèmes suivants: - visas: "Pour gérer la libre circulation, il faut réduire le nombre de pays exigeant un visa, mais il faut que ces pays soient sûrs"; immigration clandestine et asile: "La question de la responsabilité des transporteurs et à l'ordre du jour du JAI", a dit Mme Klingvall. Quant aux citoyens des pays tiers, elle a affirmé que "nous allons oeuvrer pour que les réfugiés et les immigrés ayant un permis de séjour permanent et de longue durée obtiennent les mêmes droits que les citoyens de l'UE (...). Pour ce qui de la durée pour obtenir ces mêmes droits, on attend la proposition de la Commission en mars. L'hypothèse de travail est à peu près cinq ans". "Les réfugiés qui arrivent dans nos pays doivent être insérés dans le marché du travail et nous devons améliorer leurs conditions de vie. Ce travail sera fermement poursuivi par la présidence belge de l'UE au second semestre 2001", a déclaré la présidente du Conseil. Et, au sujet de la confusion souvent faite entre politique d'asile et d'immigration, elle a souligné: "Ce sont deux choses différentes. Pour les questions d'immigration, il faut maintenir notre perspective d'ensemble (…) et ne pas oublier notre perspective de défense des droits. Je crois qu'il faut apprendre à voir le côté positif de la situation".

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