Bruxelles, 26/01/2001 (Agence Europe) - Une porte-parole du Commissaire Mario Monti a annoncé vendredi que la Commission avait ouvert une enquête sur des liens verticaux qui auraient été conclus entre cinq grands groupes d'édition musicale et des détaillants soupçonnés de fixer des prix artificiellement élevés sur les disques compacts (CD) dans l'UE. Les groupes mis en cause sont EMI, Bertelsmann (au travers de sa filiale BMG), Warner Music, Sony et Universal, tous présents dans l'ensemble de l'UE. L'enquête, qui est à un stade préliminaire et qui ne préjuge en rien d'une issue positive ou négative, a précisé la porte-parole, a été déclenchée suite à un examen similaire mené il y a un an environ par FTC (Federal Trade Commission), les autorités de la concurrence américaines, au sujet de ces mêmes entreprises, pour les mêmes raisons. Un accord avait été trouvé entre-temps mais avait éveillé les soupçons de la Commission, qui enquêtait parallèlement sur la fusion entre EMI et Time Warner. Au stade actuel, la Commission collecte des faits, des chiffres et des témoignages qu'elle examinera. Si elle parvient à réunir suffisamment de preuves au sujet d'une entente anticoncurrentielle, elle décidera alors d'entamer une procédure formelle et d'envoyer une communication de griefs aux groupes concernés. La porte-parole a précisé que dans cette enquête, menée à l'initiative de la Commission et non pas suite au dépôt de plaintes, la Commission est également en contact avec des associations de consommateurs, notamment, en Italie afin d'étoffer le dossier.