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Bulletin Quotidien Europe N° 7890
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/onu/sierra leone/liberia

L'UE appuie le Conseil de sécurité qui entend renforcer ses pressions sur le président Taylor

New York, 26/01/2001 (Agence Europe) - Le Représentant permanent de la Suède aux Nations Unies, l'ambassadeur Pierre Schori (ancien député européen), lors d'une réunion ouverte du Conseil de sécurité, le 25 janvier à New York, au sujet de la Sierra Leone, a annoncé au nom de l'UE et des pays associés, ainsi que des pays de l'EEE, son "fort appui à l'intention du Conseil de sécurité d'agir afin d'exercer des pressions sur le président Taylor" qui, selon les preuves fournies par le rapport du Panel d'experts de l'Onu sur la Sierra Leone, continue de jouer un rôle déterminant dans "le long et dur conflit" qui sévit en Sierra Leone et est aussi un des "principaux fournisseurs d'armes" aux rebelles du Front révolutionnaire uni. Les liens entre le conflit et le trafic d'armes et de diamants sont "au coeur de la tragédie" en Sierra Leone, a déclaré le représentant de l'UE, en soulignant que le Front "continue de compter sur le commerce illégal de diamants pour financer sa campagne de violence, et la population continue à souffrir". L'UE, a-t-il dit, demande au Liberia et autres parties impliquées de cesser leurs "violations systématiques et délibérées" des résolutions et des sanctions du Conseil de sécurité. L'UE, a ajouté l'ambassadeur Schori, "partage la forte préoccupation du Panel d'experts selon laquelle les sanctions sur les diamants et les armes sont impunément violées. Nous pensons donc qu'une pression efficace afin de persuader le président Taylor et ses associés de respecter les sanctions et de cesser leur appui au mouvement rebelle dans les pays voisins, devrait être un élément-clé de la réaction du Conseil de sécurité et de la communauté internationale à la crise en Afrique de l'Ouest. De telles mesures devraient être ciblées contre les dirigeants libériens, tout en limitant l'impact sur le peuple". En outre, Pierre Schori constate que, alors que le Panel d'experts a enquêté essentiellement sur la situation en Sierra Leone, "il est devenu évident que le projet déstabilisateur du président Taylor s'étend aussi à la Guinée, avec des effets dramatiques sur la sécurité et la situation humanitaire des réfugies et personnes déplacées dans ce pays". Cette dimension régionale de la crise fait ressortir encore davantage la nécessité que le Conseil de sécurité agisse, a conclu l'ambassadeur Schori.

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