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Bulletin Quotidien Europe N° 7890
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/pe/securite alimentaire

Le rapport Olsson invite la plénière à voter pour l'interdiction d'utiliser six hormones de croissance dans l'élevage

Bruxelles, 26/01/2001 (Agence Europe) - La commission de l'environnement, de la santé publique et des consommateurs du Parlement européen a réservé le meilleur accueil à la proposition de la Commission européenne visant à interdire l'emploi, dans l'élevage, de six hormones principalement utilisées comme activateurs de croissance et dont les risques potentiels pour la santé humaine ont été scientifiquement reconnus. La modification de la directive 96/22/CEE, par laquelle interviendrait cette interdiction si la proposition était adoptée, fait suite à la recommandation du comité scientifique de l'UE pour les questions vétérinaires en rapport avec la santé publique (CSQVSP), en faveur d'une interdiction définitive de l'oestradiol 17 beta et d'une interdiction temporaire d'utiliser la testostérone, la progestérone, l'acétate de trenbolone, le zéranol et l'acétate de mélengestrol jusqu'à ce que de nouvelles données scientifiques soient disponibles.

Pour le rapporteur, Karl-Erik Olsson (ELDR, Suède), il est évident que ces hormones présentent des risques pour la santé de tous les consommateurs et que les enfants prépubères représentent le groupe de population à risque le plus préoccupant. Le rapport souligne que toutes les hormones sont susceptibles d'avoir des effets endocriniens, génétiques, immunologiques, neurobiologiques, génotoxiques et cancérigènes. Les dernières données scientifiques disponibles indiquent notamment que l'oestradiol 17 beta est cancérigène car il agit tant sur la formation que sur l'activation de tumeurs.

Aux termes de la proposition, les importations en provenance de pays tiers autorisant l'utilisation de cette substance seront interdites dans les Etats membres - et c'est là un point dont le rapporteur se félicite étant donné que dans le différend qui avait récemment opposé l'Union et les Etats-Unis dans le cadre de l'Organisation mondiale du Commerce, l'OMC avait donné tort à l'Union, jugeant que l'interdiction qu'elle avait décrétée n'était pas scientifiquement fondée. Pour toutes ces raisons, les députés ont estimé que l'application du principe de précaution s'imposait, sans compter qu'en plus des dangers pour la santé publique, les substances hormonales concernées nuisent au bien-être animal et présentent un risque de pollution de l'environnement. Le rapporteur souligne à cet égard qu'aux Etats-Unis des teneurs élevées en hormones ont été constatées dans l'environnement direct des «unités d'engraissement » où sont regroupés les animaux pour recevoir une alimentation «enrichie » aux hormones. La commission parlementaire invite donc la plénière à donner son feu vert, le 1er février, à la proposition de la Commission européenne.

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