Bruxelles, 25/01/2001 (Agence Europe) - La plupart des groupes politiques au Parlement européen ont salué la proposition de la Commission visant à établir un statut et un financement communautaire des partis politiques européens (voir EUROPE du 25 janvier, p.4).
Soulignant que le projet de statut permettra de clarifier le partage des responsabilités entre les groupes parlementaires au PE et les partis au niveau européen, le président allemand du groupe PPE-DE, Hans-Gert Pöttering, a déclaré: "Nous allons oeuvrer pour assurer que les responsabilités financières et autres des groupes politiques du Parlement européen et des partis politiques au niveau européen soient ouvertes et transparentes". EUROPE rappelle que les relations financières du groupe avec le parti du PPE avaient été critiquées par la Cour des comptes l'an dernier. Les conservateurs britanniques qui sont associés au PPE au sein du groupe parlementaire mais n'appartiennent à aucun parti de dimension européenne ne partagent pas l'enthousiasme des membres du PPE. Evoquant la "nécessaire transparence" et des "partis dynamiques proches des citoyens", le président espagnol du groupe socialiste, Enrique Baron, s'est aussi félicité de cette "initiative opportune" de la Commission européenne. Il estime que la proposition mérite cependant débat et que des modifications sont à envisager en ce qui concerne les dons et le sponsoring qui doivent être plus transparents. "Les partis politiques européens constituent déjà une réalité dans la vie politique de l'Union. Il était grand temps de leur donner une solide assise juridique et financière", affirme la présidente finlandaise du groupe Verts/ALE, Heidi Hautala, qui souhaite cependant une meilleure définition des actions qui peuvent être financées de manière à prévenir toute forme d'abus. L'Espagnol Gorka Knörr a souhaité, au nom des membres de l'Alliance libre européenne, que le critère de représentativité d'un parti politique européen soit ramené d'un tiers à un quart des Etats membres. Comme EUROPE l'avait déjà indiqué, le groupe libéral est aussi favorable à cette proposition. En revanche, le groupe GUE/NGL est gêné par le fait que les partis de la gauche n'ont pas constitué de parti européen. D'autres y sont opposés parce qu'ils ne rempliraient pas les critères d'éligibilité (engagement démocratique ou représentativité de 5% dans au moins un tiers des Etats membres): extrême-droite, radicaux et anti-communautaires.