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Bulletin Quotidien Europe N° 7889
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/recherche

Deux nouveaux vaccins antipaludiques, issus de la recherche européenne, sont en cours d'évaluation

Bruxelles, 25/01/2001 (Agence Europe) - Deux nouveaux vaccins antipaludiques, issus de la recherche européenne, sont entrés dans la phase d'évaluation clinique. Ils sont tous deux destinés à produire une réponse immunitaire chez les enfants qui constituent le groupe le plus vulnérable à cette pathologie infectieuse tropicale.

Le premier vaccin, baptisé "MSP-3", est le fruit d'une recherche soutenue par l'UE et coordonnée par Pierre Druilhe de l'Institut Pasteur à Paris (France), avec la participation de scientifiques de plusieurs pays: Brésil, Danemark, Inde, Liban, Sénégal et Suisse. L'autre vaccin, qui doit entrer dans une phase d'évaluation clinique au premier trimestre 2001, est baptisé "Glurp". Il a été développé dans le cadre d'un projet dirigé par Michael Theisen de l'Institut Statens Serum à Copenhague (Danemark), avec des scientifiques de huit pays: Brésil, Colombie, France, Ghana, Pays-Bas, Tanzanie, Sénégal et Suisse. Les deux vaccins sont produits par SEDAC-Therapeutics à Lille (France) sous la direction de Ahmed Bouzidi et en collaboration avec Giampietro Corradin de l'Université de Lausanne (Suisse). La Commission européenne a contribué pour un montant d'environ 1 million d'euros, sur huit ans, au développement de ces deux vaccins. L'évaluation clinique impliquera des médecins et des immunologistes des hôpitaux universitaires de Lausanne et de Nijmegen (Pays-Bas). En Afrique, cette évaluation sera conduite sous la responsabilité de l'AMVTN (African Malaria Vaccine Testing Network) dirigé par Wen Kilama.

EUROPE rappelle que plusieurs candidats vaccins ont fait, depuis 1985, l'objet d'une évaluation clinique. Plus de 80 tests ont été réalisés sans qu'aucun des candidats ne démontre une efficacité acceptable chez l'homme. Le Paludisme demeure l'une des principales causes de mortalité, notamment en Afrique sub-saharienne, avec chaque année plus de deux millions de morts, en particulier des enfants et des femmes enceintes. On estime à plus de 400 millions le nombre d'infections annuelles qui frappent les populations locales mais aussi un nombre important de voyageurs. Le territoire de l'Union européenne n'est pas épargné avec des régions ultra-périphériques, comme la Guyane, et d'autres collectivités, comme Mayotte, où les souches résistantes constituent un des problèmes majeurs de santé publique. Sur le plan thérapeutique, aucune nouvelle molécule n'a été mise au point depuis près de quinze ans et seules quelques équipes du secteur public poursuivent à l'heure actuelle des travaux de recherche sur le paludisme comme sur d'autres maladies tropicales. L'aide publique, y compris européenne, demeure très insuffisante malgré un discours politique qui insiste régulièrement sur la volonté de combattre ce fléau, note un chercheur qui juge cela d'autant plus décevant que les rares recherches qui sont menées dans ce secteur le sont en Europe. Cela contredit d'ailleurs toute logique économique dans la mesure où la plupart des brevets sont européens et que les Etats-Unis se contentent d'investir dans le développement.

 

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