Bruxelles, 25/01/2001 (Agence Europe) - Une délégation de la commission des politiques de l'Union européenne de la Chambre des députés italiennes a participé mercredi à Bruxelles à une réunion de la commission des affaires constitutionnelles présidée par Giorgio Napolitano (lui-même ancien président de la Camera dei deputati) et a rencontré le Commissaire européen Michel Barnier, chargé des questions institutionnelles. La délégation, présidée par Luigi Berlinguer, et composée de Giovanni Saonara, Sandra Fei, Tonino Loddo et Guido Rossi, a eu un échange de vues avec la commission constitutionnelle au sujet du Traité de Nice et, surtout, sur les perspectives ouvertes par la déclaration de Nice sur l'avenir de l'Europe.
Dans un communiqué, les députés italiens affirment que le nouveau traité "doit être examiné de manière approfondie et même critiqué sévèrement", mais qu'il faut "éviter de s'accrocher à des récriminations sur ce qui est déjà arrivé, et regarder de l'avant, en influençant le nouveau processus de réforme". L'objectif de cette première phase de l'après-Nice doit être d'introduire une nouvelle méthode d'élaboration des réformes, fondée sur "un rôle renforcé des Parlements, européen et nationaux", affirment les députés, qui estiment que le PE et les Parlements des Etats membres devraient: - prendre l'initiative, "chacun à son propre niveau", d'organiser avec les présidences suédoise et belge "la consultation et l'implication de l'opinion publique dans la première phase de vaste débat prévu par la déclaration de Nice pour 2001;- oeuvrer afin que le sommet européen de Laeken "se mette d'accord sur une nouvelle méthode d'élaboration des réformes": selon les députés italiens, les Parlements de l'UE pourraient faire "une proposition commune dans ce sens".
Les députés italiens suggèrent les étapes suivantes: - d'abord, la convocation d'une Convention (inspirée par celle qui a élaboré la Charte des droits fondamentaux , mais "avec les modifications suggérées par l'expérience") pour "définir, en prenant des décisions à la majorité qualifiée, un projet de réformes. Afin que la Convention soit efficace, chaque Parlement devrait établir "des formes fortes de liaison avec ses propres représentants à la Convention"; - une Conférence intergouvernementale qui travaillerait sur la base des résultats de la Convention; - "l'avis conforme du Parlement européen sur la décision finale des Etats membres" (comme déjà demandé dans une résolution approuvée le 10 février 2000 par les commissions des Affaires étrangères et des politiques de l'UE de la Chambre des députés italienne).