Strasbourg, 23/01/2001 (Agence Europe) - En adoptant, lors de son débat d'urgence de jeudi dernier, une résolution sur le procès des Khmers rouges au Cambodge, le PE invite le Conseil constitutionnel à approuver, dans les meilleurs délais, le projet de loi qui prévoit qu'un tribunal, siégeant à Phnom Penh et comprenant des juges et des procureurs cambodgiens et étrangers, examinera les crimes commis par les dirigeants Khmers rouges entre avril 1975 et janvier 1979. Le PE souhaite que les procès puissent commencer dans les meilleurs délais, au plus tard avant la fin de l'année, et qu'ils ne se limitent pas aux deux seuls responsables actuellement emprisonnés: Ta Mok, qui avait supplanté Pol Pot au sein du mouvement Khmer rouge en 1997, et Kang Kek Leu, ancien directeur du centre de torture de Tuol Sleng.