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Bulletin Quotidien Europe N° 7885
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/algerie

Soutien du PE à la lutte contre la violence

Strasbourg, 19/01/2001 (Agence Europe) - En adoptant une résolution sur la situation en Algérie, le PE condamne les tueries, les massacres et les disparitions dont sont régulièrement victimes les civils dans ce pays. Il demande aux autorités algériennes de n'épargner aucun effort pour mener les enquêtes nécessaires et traduire en justice les responsables de ces crimes. Le PE demande à tous les responsables politiques et religieux algériens qui peuvent détenir un certain pouvoir ou une certaine influence sur les auteurs des massacres de s'engager à faire ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à la violence en Algérie. Le gouvernement est invité à renforcer le dialogue avec toutes les forces politiques, démocratiques et de la société civile qui rejettent le recours à la violence, afin de permettre le rétablissement de l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme. Le PE se déclare préoccupé par les difficultés que continuent à rencontrer de nombreux citoyens algériens menacés par les groupes terroristes pour obtenir un droit d'asile provisoire dans un Etat membre. Dans le même temps, il « souligne la nécessité d'une plus grande vigilance dans l'octroi de l'asile politique à des ressortissants algériens lorsqu'il apparaît que ces derniers utilisent cette hospitalité pour organiser les bases arrières opérationnelles des mouvements terroristes »

« L'espérance ne doit pas mourir », a dit le démocrate-chrétien français Philippe Morillon avant d'ajouter: « Nous avons le devoir de tout faire pour soutenir en Algérie les partisans de la concorde et de la réconciliation ». Et d'expliquer qu'il est de l'intérêt de l'Union européenne de renforcer sa coopération et de soutenir la démocratisation sur la rive sud de la Méditerranée et de « sortir l'Afrique du chaos » en tournant sans complexe la page de la décolonisation. « Nous avons autant à recevoir qu'à donner », a-t-il dit en rejetant la tentation de s'enfermer dans une forteresse Europe, ne serait-ce que parce que le destin d'une forteresse, c'est d'être assiégée. « L'Europe a trop longtemps choisi l'inertie », a déclaré la verte française Alima Boumediene-Thiery en insistant sur le fait que la situation algérienne n'est pas le fruit du seul islamisme mais aussi la conséquence d'un régime militaire, de la corruption généralisée et de l'injustice sociale. Elle a plaidé pour l'établissement de « passerelles solides entre les deux rives de la Méditerranée ». La communiste française Yasmine Boudjenah a rendu hommage à la presse algérienne, « une des plus libres du monde arabe », ainsi qu'au combat des femmes algériennes. « La solidarité avec les démocrates algériens est plus que jamais nécessaire et urgente », a-t-elle dit. Pasqualina Napoletano (Democratici di Sinistra) a préconisé l'envoi d'une délégation du Parlement européen sur place.

Rappelant que le Président Prodi a signé, lors de sa récente visite officielle en Algérie, des conventions portant sur une aide de 13 millions d'euros pour les médias et la formation des forces de l'ordre, le Commissaire Poul Nielson a souligné que la Commission appuie les efforts des autorités algériennes visant à renforcer la démocratie, l'Etat de droit et le respect des droits de l'homme.

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