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Bulletin Quotidien Europe N° 7879
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/vache folle

Le comité scientifique directeur doit se prononcer sur la pertinence des mesures bilatérales allant au-delà de la législation communautaire anti-vache folle

Bruxelles, 11/01/2001 (Agence Europe) - Le comité scientifique directeur de l'Union (CSD) est réuni ces jeudi et vendredi à Bruxelles pour se prononcer sur la pertinence des mesures bilatérales adoptées par certains Etats membres dans le cadre de la crise de la vache folle.

Sont ici principalement concernées les mesures nationales allant plus loin que la législation communautaire, adoptées par la France (retrait de la chaîne alimentaire des steaks à l'os (T-bone steak), du thymus, de la colonne vertébrale, de la rate et des graisses issues des farines animales considérés comme matériels à risque spécifiés) et l'interdiction des graisses animales en vigueur en Allemagne. Les mesures d'embargo de l'Autriche, l'Italie et l'Espagne, sur la viande bovine française - mesures dont le comité scientifique directeur avait déjà estimé qu'elles n'étaient pas scientifiquement fondées et qui, à ce titre, auraient dû être levées le 1er janvier dernier comme l'avait demandé la Commission - seront, elles aussi, débattues par le CSD, la Commission européenne n'ayant, à ce jour, reçu des trois pays concernés aucune notification formelle dans ce sens. L'embargo autrichien sur les bovins allemands de plus de vingt mois et sur les produits bovins dérivés figure aussi au nombre des mesures à examiner.

L'avis du CSD sur l'ensemble de ces mesures permettra à la Commission soit d'enjoindre les Etats membres de se conformer à la législation communautaire, soit de modifier la législation communautaire pour y intégrer les mesures jugées scientifiquement fondées. Il sera rendu à la lumière de la mise en œuvre effective de l'interdiction temporaire des farines carnées dans l'alimentation de tous les animaux de ferme dans l'Union, des résultats des inspections réalisées par l'Office alimentaire et vétérinaire de l'Union dans les Etats membres et de la mise en œuvre des programmes de tests de dépistage rapide post-mortem de l'ESB chez les bovins de plus de trente mois qui a débuté le 1er janvier dernier dans les Etats membres. Concernant ces tests, la Commission européenne a adressé en fin de semaine dernière un questionnaire à tous les Etats membres pour connaître le type de dépistage adopté (le système obligatoire portant sur tous les bovins à risques de plus de trente mois ou le dépistage de tous les bovins de plus de trente mois entrant dans la chaîne alimentaire, qui ne sera obligatoire qu'en juillet), le nombre d'animaux testés, celui des animaux détruits pour n'avoir pas subi de test, etc. La réponse à ce questionnaire est attendue avant le 15 janvier.

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