Marseille, 16/11/2000 (Agence Europe) - La deuxième et la troisième partie de la conférence euro-méditerranéenne de Marseille ont été consacrées ce jeudi à la coopération économique et à la coopération sociale et culturelle. Pour la première partie, consacrée à la coopération politique et à la relance du "processus de Barcelone", voir les pages précédentes, en y ajoutant que: la Troïka ministérielle de l'UE (France, Suède, M.Solana, M.Patten) a rencontré séparément les pays arabes et Israël; la question de la Charte de sécurité et de stabilité a été évoquée en marge de la session officielle.
Sur le volet économique, le sujet dominant a été celui de l'aide financière directe de l'UE par le programme MEDA 2, aussi bien le montant (non négociable avec les pays partenaires) que les modalités nouvelles de programmation proposées par la Commission. Celle-ci a affirmé sa volonté de rendre l'attribution de l'aide plus efficace et plus rapide et reconnaît que les « responsabilités sont partagées » dans les retards d'utilisation des fonds de MEDA 1. Elle se livrera à un suivi permanent de l'usage des fonds avec des règles assouplies et décentrées, et focalisera l'aide sur de grands projets porteurs d'intégration régionale ou sous-régionale. Elle a indiqué, selon un porte-parole, qu'une évaluation sera faite trois ans après chaque décision et que des fonds pourraient être réaffectés autrement s'il n'y a pas eu choix d'un projet probant. Le vice-président de la BEI, présent à Marseille, a déclaré que la Banque consacrera 6.425 millions d'euros à cette coopération pour la période 2000-2006, plus 1 milliard prélevé sur ses ressources propres. Au total (MEDA + BEI), 12,75 milliards d'euros seront affectés par l'UE à la Méditerranée pour la période de sept ans à venir.
Selon ce même porte-parole de la Commission, un consensus général a été dégagé sur six priorités: 1) accélération du processus de négociation des accords d'association bilatéraux, l'année 2005 ayant été citée comme date butoir; 2) avancées vers la libéralisation réciproque du commerce, y compris des produits agricoles (ouverture réciproque et progressive des marchés); 3) promotion du commerce « Sud-Sud »; 4) l'encouragement à la mise en place d'un "marché intérieur" méditerranéen; 5) harmonisation des règles d'origine; 6) promotion de l'investissement.
EUROPE rendra compte demain des conclusions de la Conférence.