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Bulletin Quotidien Europe N° 7843
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/mediterranee

Le Parlement veut le renforcement du partenariat euro-méditerranéen et formule plusieurs demandes et recommandations

Strasbourg, 16/11/2000 (Agence Europe) - Après le débat en session plénière, la résolution du rapport Block, résumé dans EUROPE du 15 novembre page 16, a été partiellement modifiée, sans toutefois que l'orientation générale favorable à la relance et au renforcement du processus euro-méditerranéen ait été modifiée. Le Parlement demande pour l'essentiel que:

a) les mandats de négociation pour les accords bilatéraux de l'UE avec les pays tiers méditerranéens soient assouplis, en tenant mieux compte des "besoins exprimés par les populations des pays méditerranéens (amendement Boudjenah, Morgantini, Marset Campos et Miranda pour la Gauche unitaire); ceci afin de faciliter l'achèvement des négociations et la conclusions de tous les accords;

b) soit effectuée une réflexion en commun en vue de coordonner les politiques agricoles méditerranéennes (amendement Sakellariou, Napoletano et Naïr);

c) soit respecté l'équilibre entre les financements de l'UE aux pays méditerranéens et les autres régions proches de l'Union;

d) le problème du respect des droits de l'homme soit soulevé avec les pays méditerranéens, au niveau bilatéral comme multilatéral (amendement de M.Gasoliba I Böhm), et en même temps soit renforcée la lutte contre le racisme et xénophobie dans les pays européens (amendement du groupe socialiste).

Par ailleurs, le Parlement demande à l'UE de: - examiner la possibilité d'une reconversion de la dette de ses partenaires méditerranéens pour le financement en monnaie locale de projets en faveur de la société civile, de l'environnement, et de la formation et de l'emploi de jeunes ; - prendre l'initiative d'établir une coordination de tous les donateurs potentiels d'aide (y compris les pays du Golfe) pour lancer un programme concerté visant à dynamiser les investissements dans la région ; - jouer un rôle plus actif dans le règlement des conflits et différends entre pays de la région et (amendement Sakellariou, Napoletano et Naïr) et « promouvoir toutes initiatives politiques et diplomatiques visant à assurer la reprise du dialogue entre les Israéliens et les Palestiniens ».

Devant les parlementaires, le président du Conseil Pierre Moscovici avait déclaré que la crise actuelle au Proche-Orient rend le dialogue avec nos partenaires « plus nécessaire que jamais »; la Conférence euro-méditerranéenne « ne doit pas revoir son ambition à la baissse », même s'il est évident que, par exemple, l'adoption de la Charte de paix et de stabilité « appelle probablement un environnement international apaisé ». Comme d'autres orateurs, le ministre français aux affaires européennes a rappelé que le processus de Barcelone est « assez jeune », il n'a que cinq ans, et a souligné la nécessité de ne pas perdre de vue la « globalité » de ce processus; sinon, on irait vers une simple zone de libre-échange « sans vision politique et humaine ».

La crise du processus de paix au Proche-Orient devrait nous encourager à redoubler nos efforts pour réussir Marseille, s'est exclamé le commissaire européen Chris Patten, qui a espéré obtenir quelques résultats, par exemple en ce qui concerne: l'accélération des négociations et des ratifications de certains accords d'association (les négociations avec l'Egypte sont achevées depuis environ dix-huit mois, a-t-il rappelé); les échanges agricoles; la mise en place d'une facilité régionale de capital à risque; les migrations; la lutte contre le crime organisé et la coopération judiciaire. M. Patten a posé une fois de plus le problème de l'efficacité de l'action de l'UE, en disant aux députés: je vous prie de comprendre que, si nous voulons faire du travail sérieux, vous devez nous donner la possibilité de montrer que nous pouvons être aussi bons que nous voulons l'être, « le moment vient où vous devez nous faire confiance, nous laisser faire notre boulot ».

« Nous Mitteleuropéens » sommes pleinement conscients de l'importance de la dimension méditerranéenne de l'UE, a souligné le démocrate-chrétien allemand Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères. Certains députés revenaient de plusieurs jours de réunions avec les représentants de la société civile, à Marseille, comme l'élue des Democratici di Sinistra, Pasqualina Napoletano (qui a estimé en particulier qu'une des limites du processus de Barcelone était la concentration sur la libéralisation commerciale, au détriment du dialogue en matière sociale, culturelle, de ressources humaines) et Yasmine Boudjenah, élue française du groupe de la Gauche unitaire (qui a insisté sur les besoins des populations et l'annulation de la dette).

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