Bruxelles, 16/11/2000 (Agence Europe) - Le comité vétérinaire permanent, réuni mercredi à Bruxelles, a apporté un soutien majoritaire à la proposition européenne de la Commission visant à étendre à tous les bovins de l'Union au-dessus d'un certain âge, le programme obligatoire de tests aléatoires de détection rapide de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), programme qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2001 (voir EUROPE des 13&14 novembre, p. 15 et de mercredi, p. 12). Les représentants des Etats membres ont, dans l'ensemble estimé que, comparés au programme initial de tests aléatoires sur un échantillonnage ciblé d'animaux à risque (170 000 au total dans l'Union, soit un pourcentage limité de ces animaux), des tests rapides (24 heures en moyenne) appliqués à tous les bovins abattus de plus de deux ans entrant dans une catégorie de risque - animaux abattus d'urgence, animaux présentant des symptômes neurologiques inquiétants, animaux malades - offriraient aux consommateurs un surcroît de garanties quant à l'innocuité de la viande bovine, étant donné qu'actuellement, certains de ces animaux entrent encore dans la chaîne alimentaire humaine et animale.
Aucune décision n'a été prise à ce stade, la Commission ayant annoncé à l'avance que les ministres de l'Agriculture débattraient de la question lundi et mardi en Conseil. L'Italie a déploré ce renvoi de la décision et protesté officiellement à ce sujet dans une déclaration au procès-verbal de la réunion.
«Cette discussion de quatre heures avait exclusivement pour but de prendre connaissance des positions des délégations sur des propositions concrètes afin de préparer les travaux du Conseil Agriculture. Aucun vote n'était prévu », a précisé ce jeudi la porte-parole du commissaire David Byrne, contestant que la Commission ait voulu empêcher le comité de se prononcer. Refusant de dévoiler les détails de la proposition, elle a dit l'espoir de la Commission d'obtenir des ministres un « aval politique » . Quant au coût des tests -sujet de préoccupation de certains pays - la porte-parole a jugé difficile de les chiffrer dans l'ignorance où l'on est du nombre d'animaux auxquels ils s'appliqueront et de qui les pratiquera. La Commission est toutefois disposée à assumer une partie de ces coûts, a-t-elle assuré.