Bruxelles, 31/10/2000 (Agence Europe) - L'Association européenne des importateurs de fertilisants (EFIA) a vigoureusement réagi à l'ouverture d'une nouvelle procédure antidumping concernant des importations d'urée provenant de "pays qui ont des avantages naturels et donc légitimes", estime-t-elle. Le syndicat soupçonne l'industrie européenne de ce secteur de "monter une campagne systématique pour fermer autant que possible le marché européen aux importations de fertilisants". Selon lui, "l'EFMA -qui représente les producteurs- a choisi de persuader l'UE de construire un mur protecteur autour de l'Europe, en utilisant l'instrument antidumping, au lieu de régler ses problèmes internes de surcapacité". L'EFIA rappelle que l'EFMA a déposé quatre plaintes l'année dernière et que, cette année, elle a déjà demandé deux réexamens et déposé une plainte qui est à l'origine de la nouvelle procédure dénoncée par les importateurs (urée de Bélarus, Bulgarie, Croatie, Egypte, Estonie, Libye, Lituanie, Pologne, Roumanie, Ukraine). "Il est difficile de comprendre comment la Commission peut ouvrir le nouveau dossier sur l'urée alors que les prix des fertilisants à base de nitrogène (dont l'urée) sont substantiellement plus élevés que les prix demandés par l'industrie européenne", souligne l'EFIA, et que d'après elle "l'industrie ne sera pas en mesure de répondre à la demande".