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Bulletin Quotidien Europe N° 7801
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/avenir de l'europe

Le porte-parole de l'UEM ne peut pas être qu'une personne, le président Prodi doit partager ce role, affirme Jacques Delors

Bruxelles, 18/09/2000 (Agence Europe) - Le fonctionnement de l'Union européenne pourrait être « largement amélioré » même sans amender le Traité, mais les réformes négociées à la CIG sont nécessaires et doivent aboutir à un succès à Nice, et il faut commencer aussi à réfléchir à l'avenir de l'UE plus à long terme, a dit Jacques Delors, lundi après-midi devant la commission constitutionnelle du Parlement européen, présidée par Giorgio Napolitano, qui l'avait invité à exprimer ses idées sur les grandes options institutionnelles pour l'Europe de demain.

Jacques Delors a exposé à cette occasion ses idées sur la constitution d'une « Fédération d'Etats-nations » au coeur d'une future « grande Europe » afin de pouvoir concilier élargissement et approfondissement (voir les « Textes de la semaine » dans EUROPE du 15 septembre), alors que, à propos de la négociation en cours, il a estimé qu'un échec à Nice ne provoquerait pas une « crise salvatrice », d'où la nécessité de réussir (en même temps, il a exhorté à ne « pas se faire trop d'illusions sur l'extension de la majorité qualifiée, car les objections des uns ne sont pas les objections des autres »). Quant aux possibilités qui s'offrent sans devoir modifier le Traité, il a cité en particulier l'exemple de l'Union économique et monétaire, en notant que, si « l'Union monétaire est là », l'Union économique « reste encore à faire » ; selon lui, « le porte-parole de l'Union économique et monétaire ne peut pas être une seule personne, cela doit être le président de la Commission européenne Romano Prodi, le président et pas un Commissaire, qui, même s'il est très compétent, a son travail à faire ». Romano Prodi doit être ce porte-parole en même temps que Wim Duisenberg, a répété Jacques Delors et, en répondant à une question du président du groupe socialiste Enrique Baron sur les propos tenus par les membres du Directoire de la BCE, il s'est exclamé: « Lorsqu'on entend un président de la Banque centrale européenne dire que les marchés du travail n'ont pas changé depuis dix ans, c'est faux, c'est du suicide pour l'euro et une insulte à la réalité ». « Chacun dans son champ, et les vaches sont bien gardées », a-t-il ajouté.

EUROPE reviendra amplement sur le dialogue de l'ancien président de la Commission européenne (et ancien président de la commission économique et monétaire du Parlement européen) avec les députés européens.

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