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Bulletin Quotidien Europe N° 7733
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/femmes

Le Lobby européen des femmes rejette toute distinction entre la "prostitution forcée" et une prétendue "prostitution choisie" et invite les sept pays de l'UE retardataires à ratifier la Convention contre la traite des femmes

Bruxelles, 07/06/2000 (Agence Europe) - A la suite de l'adoption par le Parlement européen du rapport de Patsy Sörensen (Verts/ALE) sur la lutte contre la traite des femmes, le Lobby européen des Femmes (LEF) lance un appel pour que les sept pays de l'UE - Autriche, Allemagne, Grèce, Irlande, Suède, Pays-Bas, Royaume-Uni - qui n'ont pas encore ratifié la convention sur la répression de la traite des êtres humains le fassent rapidement.

Le LEF se réjouit de l'adoption du rapport Sörensen, et demande que "la CIG insère dans le Traité une base légale pour lutter contre toute forme de violence envers les femmes, y compris la traite des femmes". Toutefois, il regrette que ce rapport parle de "prostitution forcée", comme s'il faisait une distinction par rapport à une prostitution volontaire. "Cette position est dangereuse", estime Colette De Troy, coordinatrice du Centre pour une politique contre la violence envers les femmes, "parce que le phénomène de l'exploitation sexuelle n'est pas un choix personnel de vie", et parce que "le lobbying de l'industrie du sexe est très puissant, il défend la prostitution choisie et veut modifier dans ce sens la convention internationale de 1949". Pour la présidente du LEF, Denise Fuchs, ce recul serait un précédent dangereux.

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