Bruxelles, 25/05/2000 (Agence Europe) - Le 24 mai, la Présidence portugaise a fait au nom de l'UE la déclaration suivante:
"Dix ans après les élections législatives de 1990 en Birmanie/au Myanmar, qui ont été marquées par une nette victoire du parti démocratique, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), l'UE regrette vivement que les autorités birmanes ne respectent toujours pas le choix démocratique clairement exprimé par le peuple. L'UE se déclare en outre gravement préoccupée par le fait que la période qui a précédé cette date anniversaire a été marquée par de nouvelles arrestations de militants de la NLD. Elle exhorte une fois encore les autorités birmanes à respecter les droits de l'homme, à rétablir la démocratie et à engager avec les partis d'opposition et les minorités ethniques un dialogue susceptible de déboucher sur une réconciliation nationale durable au sein d'un Etat uni et démocratique. L'UE rappelle également qu'elle est disposée à ce que la Troïka effectue une nouvelle mission à Rangoon/Yangon afin de promouvoir de manière positive et constructive les objectifs de la politique de l'UE à l'égard de la Birmanie/du Myanmar par l'établissement d'un véritable dialogue politique.
Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'Union européenne, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, l'Islande et le Lichtenstein, membres de l'Espace économique européen, se rallient à la présente déclaration" (voir EUROPE du 25 mai, p. 4, au sujet du renforcement des sanctions de l'UE contre Rangoon).